Ségolène Royal ne se présentera pas à la présidentielle de 2017

POLITIQUE L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 continuera à se battre pour l'environnement...

20 Minutes avec AFP

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La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2014
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2014 — Pierre Andrieu AFP

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, interrogée dimanche sur une nouvelle candidature à l'Elysée en 2017, a répondu: «Ce n'est plus mon timing, ça ne correspond plus à mon engagement».

«La cause de l'environnement continuera à être mon combat»

«Ce n'est plus mon timing, ça ne correspond plus à mon engagement, ni à ce que je me sens capable de faire pour continuer à être utile. La cause de l'environnement continuera à être mon combat, mais pas sous une forme électorale», a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 contre Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgée de 61 ans.

«Je ne crois pas... Ça n'est pas dans mes perspectives, parce que je suis engagée aujourd'hui dans un chantier majeur qui me passionne. Il faut savoir aussi à un moment arrêter la politique, j'ai beaucoup donné, mais la continuer sous d'autres formes», a-t-elle poursuivi. «La politique, au sens où on se présente à des élections... Ce n'est plus ma perspective», a-t-elle insisté.

Engagement associatif

Selon un sondage Odoxa publié dimanche par Le Parisien/Aujourd'hui en France, 55% des Français ont une mauvaise opinion de Ségolène Royal mais ils sont une majorité (54%) à penser qu'elle est une bonne ministre de l'Ecologie. Ce sondage montre en outre une amélioration de sa côte de popularité auprès des Français, car s'ils sont 55% à avoir une mauvaise opinion, ils étaient 64% dans ce cas en novembre 2013, tandis que les 45 % qui l'apprécient aujourd'hui n'étaient alors que 34%.

En outre, 52% des personnes interrogées ne souhaitent pas qu'elle «continue à l'avenir à jouer un rôle politique important». Le rejet est encore plus important si la ministre était candidate PS à la présidentielle (77% contre, 47% pour) et 78% ne souhaitent pas qu'elle soit nommée Premier ministre, contre 21% qui y sont favorables.

«Il faut savoir arrêter à un moment la politique, au sens (de) la politique électorale, et avoir la capacité de la continuer sous d'autres formes d'engagements. Ma forme d'engagement, c'est l'environnement, l'équilibre de la planète. Quand je ne serai plus ministre, c'est dans ce sens-là, plus associatif, que je m'engagerai», a estimé la ministre.