Les affaires où est apparu le nom de Jacques Chirac

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AFFAIRE DES MARCHES PUBLICS D'ILE-DE-FRANCE ET VOYAGES PAYES EN ESPECES

Les juges s'interrogent sur un éventuel lien entre les voyages payés en liquide de M. Chirac et de ses proches entre 1992 et 1995 et les remises d'argent en espèces mises au jour dans le cadre des investigations menées sur l'attribution de marchés publics en région Ile-de-France.
Les magistrats soulignent que "les investigations tendent à révéler le rôle central du RPR et du cabinet du maire de Paris" dans le système des marchés truqués.
Plusieurs proches de M. Chirac, dont sa propre fille Claude, ont été interrogés comme témoins dans le volet des voyages payés en espèces.

L'AFFAIRE DES HLM DE PARIS

L'enquête porte sur des irrégularités qui auraient été commises entre 1991 et 1994 dans la passation de marchés d'entretien et d'équipement entre l'OPAC de Paris, plus grand office HLM de France, et différentes entreprises, avec suspicion de financement occulte du RPR.
Le juge Eric Halphen a, dans cette affaire, convoqué comme témoin en avril 2001 Jacques Chirac qui n'a pas répondu à la convocation. En septembre 2001, le juge Halphen avait été dessaisi de cette affaire et la convocation de M. Chirac annulée pour vice de forme.

LES EMPLOIS FICTIFS DE MILITANTS RPR A LA MAIRIE DE PARIS

Dans ce dossier, instruit depuis juillet 1996 par le juge de Nanterre Patrick Desmure, la mairie de Paris et certains de ses fournisseurs sont soupçonnés d'avoir pris en charge les salaires d'employés du RPR.
Une trentaine de personnes sont mises en examen, dont l'ancien Premier ministre Alain Juppé.
Dans le dossier figure un document signé en 1993 par M. Chirac, alors maire de Paris, dans lequel il évoque un avancement indiciaire en faveur d'une secrétaire salariée par la ville mais travaillant au RPR.
La Cour d'appel de Versailles a confirmé "l'irresponsabilité pénale" du président Chirac durant son mandat mais a permis la poursuite des investigations.

LA SEMPAP

La SEMPAP, ancienne imprimerie liée à la mairie de Paris, est soupçonnée d'avoir favorisé des entreprises dans la passation de marchés publics.
M. Chirac en tant que maire de Paris aurait été alerté sur les irrégularités de gestion de cette imprimerie mais n'aurait jamais mis en oeuvre les mesures recommandées par son inspection générale, selon Louis Breisacher, un militant associatif constitué partie civile et qui avait demandé, sans succès, l'audition comme témoin de M. Chirac.