Assurance chômage: Pour Cambadélis, les ministres doivent «appliquer» la parole présidentielle

SOCIAL Les réactions s'enchaînent après les déclarations d'Emmanuel Macron, favorable à une réforme de l'assurance chômage...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Cambadelis dans son bureau le 5 septembre 2014 à Paris
Jean-Christophe Cambadelis dans son bureau le 5 septembre 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a pris le contrepied dimanche du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, favorable à une réforme de l'assurance chômage, en lui rappelant que les ministres devaient se conformer à la parole présidentielle. «La gauche n'a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s'exprime, les ministres appliquent», a déclaré devant la presse le député à son arrivée du conseil national du PS à Paris, le «parlement» du Parti socialiste.

Est-ce une fin de non-recevoir à ce chantier? «Absolument», a tranché M. Cambadélis. Il répliquait ainsi à M. Macron qui, dans le JDD, a jugé qu'il ne devait «pas y avoir de tabou ni de posture» sur l'assurance-chômage, en plein débat à gauche sur l'opportunité de débattre du montant et de la durée des allocations.

Un intérêt contraire à celui du peuple

« L'assurance-chômage est en déficit de 4 milliards d'euros », argumente le ministre. « Quel responsable politique peut s'en satisfaire? Il y a eu une réforme, elle est insuffisante. On ne pourra pas en rester là. C'est aux partenaires sociaux qu'il appartient de faire avancer les choses».

De son côté, Marine Le Pen, présidente du FN, a accusé le ministre de l'économie de défendre « l'intérêt des banques » qui est contraire, selon elle, « aux intérêts des peuples ». Lors de l'émission Le Grand Rendez-vous (Europe 1, i>TELE, Le Monde), l'eurodéputée a tranché: « Emmanuel Macron est un banquier. Il défend l'intérêt des banques » qui « est contraire aux intérêts des peuples ».