Attaqué sur la privatisation des autoroutes, Dominique de Villepin se défend

POLITIQUE C'était «une bonne affaire pour l'Etat», estime l'ancien Premier ministre...

20 Minutes avec AFP

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Dominique de Villepin, le 23 avril 2014 à Paris.
Dominique de Villepin, le 23 avril 2014 à Paris. — FRANCK FIFE

L'ex-premier ministre Dominique de Villepin a défendu vendredi sur France Inter la privatisation en 2006 de la gestion des autoroutes, critiquée par Ségolène Royal et l'Autorité de la concurrence.

Pour l'ex-Premier ministre, «l'ambition de mon gouvernement était de moderniser les infrastructures et de désendetter la France». «Une estimation, qui était celle de tous les services de l'Etat et des parlementaires (...) estimait le montant à payer à un peu plus de 11 milliards d'euros (...) nous l'avons cédé à 14,8 milliards d'euros, c'était donc une bonne affaire pour l'Etat.»

Des «concessions de longue durée»

«L'objectif qui était le mien était précis et clair, le contrat a été rempli», a-t-il ajouté, rappelant que «ces autoroutes n'ont pas été vendues, ce sont des concessions de longue durée (fin des contrats entre 2028 et 2032) (...) reprenons-les si on souhaite les reprendre le moment venu dans une négociation avec ces sociétés».

Ségolène Royal a à plusieurs reprises stigmatisé ces derniers jours les profits réalisés par les sociétés autoroutières grâce à leur «situation monopolistique», évoquant encore jeudi lors d'une conférence de presse le chiffre de «15 milliards de dividendes (redistribués) depuis la privatisation» des autoroutes.