Mariage homosexuel: Nicolas Sarkozy veut «réécrire» la loi Taubira

POLITIQUE L'ex chef de l'Etat était attendu sur cette question...

20 Minutes avec AFP
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Le candidat à la présidence de l'UMP Nicolas Sarkozy au Parc des Princes, à Paris, lors de la rencontre entre le Paris Saint-Germain et l'AS Monaco, le 5 octobre 2014
Le candidat à la présidence de l'UMP Nicolas Sarkozy au Parc des Princes, à Paris, lors de la rencontre entre le Paris Saint-Germain et l'AS Monaco, le 5 octobre 2014 — Miguel Medina AFP

L'ancien président Nicolas Sarkozy a estimé lundi soir que la réécriture de la loi Taubira sur le mariage homosexuel «sera obligatoire», lors d'une réunion publique UMP à Vélizy-Villacoublay (Yvelines).

«Il va falloir réécrire» la loi «pour mettre le verrou sur la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui», a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une séance de questions-réponses avec des militants, assis sur scène entre Valérie Pécresse, fillonniste ralliée à sa course pour la présidence de l'UMP, et le nouveau président du Sénat Gérard Larcher.

Lien entre mariage et fililation

La récente «décision de la cour de cassation», favorable à l'adoption par l'épouse de la mère homosexuelle ayant eu recours à la PMA, «crée un lien entre mariage et filiation», a poursuivi l'ex-président.

Et «nous ne pouvons pas accepter la GPA pour les couples homosexuels comme pour les couples hétérosexuels», a-t-il ajouté: «Le droit à l'enfant est une expression insensée».«Je n'ai aucune intention de singer ce gouvernement qui a autorisé la problématique du mariage homosexuel contre les familles, qui a divisé les Français», a répété Nicolas Sarkozy. «Il ne s'agit de reprocher à personne sa sexualité, ce qui serait une abomination».

«Abrogation!», ont crié à plusieurs reprises des militants dans la salle, dont certains agitaient des drapeaux de la Manif pour tous, qui a mobilisé dimanche entre 70.000 et 500.000 personnes à Paris contre la GPA et la PMA.

Au sujet de ces manifestants, «je n'accepte pas qu'on les insulte au motif qu'ils sont en désaccord», a encore prévenu l'ex-président: «On n'a pas le droit de les insulter, ils ont manifesté une exaspération».