Hamon n'est «pas dans l'opposition» au gouvernement

POLITIQUE L'ancien ministre veut que la gauche «retrouve la confiance avec le peuple»...

20 Minutes avec AFP

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Benoît Hamon le 24 août 2014 à Frangy-en-Bresse
Benoît Hamon le 24 août 2014 à Frangy-en-Bresse — Jeff Pachoud AFP

Benoît Hamon a assuré samedi dans les Landes qu'il n'était «pas dans l'opposition» au gouvernement et veut que la gauche «retrouve la confiance avec le peuple» dans les deux ans et demi qui viennent.

«On va parler de la question la plus évidente qui se pose à la gauche, c'est comment en deux ans et demi la gauche retrouve la confiance du peuple, une confiance qu'elle a perdue et qui mérite qu'on travaille», a déclaré l'ex-ministre de l'Education lors du rassemblement d'«Un monde d'avance» (gauche du PS) qui se tient samedi et dimanche à Vieux-Boucau (Landes).

«Je ne suis pas dans l'opposition»

«Je respecte le Président de la République, je respecte le Premier ministre, je respecte leurs choix, je ne suis pas dans l'opposition. Il n'y a pas un socialiste ici qui est dans l'opposition, à ranger du côté de ceux qui aujourd'hui veulent combattre la gauche », a-t-il ajouté.

«Mais on veut qu'elle réussisse la gauche. Incontestablement, les Français ne comprennent pas un certain nombre de nos décisions», a souligné Benoît Hamon, sorti du gouvernement fin août en même temps qu'Arnaud Montebourg après leurs propos sur la politique économique gouvernementale.

Selon lui, «on est, nous, en situation parfois d'apparaître sur la défensive sur un certain nombre de principes, de valeurs -la solidarité, la redistribution, le rôle de l'Etat- là où je pense qu'il n'a jamais été aussi évident, raisonnable et simple d'être de gauche».

«J'essaie d'être cohérent dans mon expression»

«Je redis mon désir qu'on (...) soutienne le pouvoir d'achat car si demain on ne peut pas donner aux Français les moyens de consommer, il n'y aura pas de redémarrage de l'économie française», a-t-il prévenu.

«Quand on est de gauche, il faut pouvoir défendre un certain nombre de positions sans avoir peur de ceux qui inévitablement vont vous critiquer», a-t-il dit, en citant le Medef.

Son message? «La même chose que ce que je disais quand j'étais à l'intérieur du gouvernement, j'essaie d'être cohérent et constant dans mon expression».