Université d'automne: Montebourg veut continuer «à s'exprimer»

POLITIQUE Il doit prononcer dimanche le discours de clôture de cette université d'automne...

20 Minutes avec AFP

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Arnaud Montebourg au cours de sa conférence de presse, le 25 août 2014
Arnaud Montebourg au cours de sa conférence de presse, le 25 août 2014 — Eric Piermont AFP

L'ancien ministre Arnaud Montebourg s'est présenté samedi comme un «citoyen engagé» qui veut continuer «à s'exprimer», estimant qu'il y avait «beaucoup de choses à faire» pour la «réinvention de la gauche».

«Je suis un citoyen engagé et je continuerai à m'exprimer pour dire ce que je crois juste et nécessaire pour le pays», a-t-il déclaré aux nombreux journalistes qui l'entouraient à l'université d'automne de Laudun-L'Ardoise (Gard), véritable rentrée politique de l'ancien ministre de l'Economie depuis son départ du gouvernement fin août.

Beaucoup de choses à faire pour réinventer la gauche

Arnaud Montebourg doit prononcer dimanche le discours de clôture de cette université d'automne, consacré à différents ateliers de réflexions, en présence de quelques élus, et notamment un portant sur le thème de la VIe République. Quelques centaines de personnes assistaient à la réunion samedi après-midi.

Cette réunion a pour objectif la «réinvention de la gauche» et il y a «beaucoup de choses à faire», a ajouté Arnaud Montebourg. A une journaliste qui lui demandait si l'Elysée en 2017 était un «rêve», l'ancien ministre a répondu: «Vous y allez un peu fort. Vous êtes qui pour me poser des questions comme cela?»

«Une crise internationale», une «crise climatique» et une «crise économique»

Interrogé aussi sur l'ancien ministre de l'Education, Benoît Hamon, qui a quitté le gouvernement en même temps que lui et qui tient le même week-end une réunion dans les Landes de ses partisans d'un Monde d'avance, l'une des deux sensibilités de l'aile gauche du PS, Arnaud Montebourg a répondu: «Nous avons quitté le gouvernement ensemble. Donc, nous avons beaucoup de choses à partager». L'ancien ministre a promis de développer le sujet dans son discours dimanche.

Il y a actuellement, a-t-il analysé, «une crise internationale», une «crise climatique» et une «crise économique qui se poursuit injustement en Europe, alors que partout ailleurs dans le monde, elle a été résolue».

«Les solutions qui sont sur la table doivent être âprement discutées. Et la question de la crise politique et (de la) crise démocratique de notre pays est posée puisque le débat n'a pas droit de cité».