Primaire UMP: Juppé fait appel à la «réflexion» plutôt qu'à la «fébrilité»

POLITIQUE Le maire de Bordeaux Alain Juppé a défendu jeudi soir sur France 2 sa candidature à la primaire UMP prévue en 2016 pour la présidentielle...

20 Minutes avec AFP
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Alain Juppé à Paris le 24 septembre 2014.
Alain Juppé à Paris le 24 septembre 2014. — HARSIN ISA/SIPA

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a défendu jeudi soir sur France 2 sa candidature à la primaire UMP prévue en 2016 pour la présidentielle, soulignant que lui faisait appel «à la réflexion» plutôt qu'à la «fébrilité».

«Je fais appel à la réflexion plutôt qu'à la fébrilité », a lancé Alain Juppé, qui avait déjà souligné sa «méthode: apaiser, rassembler, réformer».

Alors qu'on répondait que son propos sur la fébrilité visait l'ancien président, son ancien ministre des Affaires étrangères a aussitôt répondu: «Dès que je dis quelque chose ça sera considéré comme une pierre dans le jardin de Sarkozy. Sarkozy n'est pas mon adversaire. Je ne me bats pas contre Sarkozy».

Il «a rêvé» de la présidentielle

«Je ne vais pas faire un concours de beauté, je vais exprimer des idées, et puis les Français jugeront» notamment entre son projet et celui de Nicolas Sarkozy, a-t-il plaidé. «Je ne suis pas là pour faire la castagne avec les autres» à l'UMP, a-t-il encore assuré, ciblant comme adversaires l'«expérience socialiste néfaste pour le pays» et les «idées du FN pernicieuses.»

Auparavant, Alain Juppé a assuré qu'il «a rêvé» de la présidentielle.

Longtemps dépeint comme hésitant quant à sa candidature à la candidature, le maire de Bordeaux a dit en avoir «envie depuis longtemps. Je m'y étais préparé, je n'ai pas pu y concourir en 2007 pour des raisons qu'on évoquera peut-être», en référence à sa condamnation judiciaire assortie d'inéligibilité en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.

«Un électrochoc de confiance»

Attaqué sur son âge dans un reportage, il a défendu ses 69 ans: «L'âge présente des inconvénients, il a aussi quelques avantages, l'expérience, la sagesse, moins de fébrilité, ce qui n'exclut pas l'audace». A propos du budget présenté mercredi par le gouvernement, Alain Juppé a estimé que «c'est un constat de faillite: le chômage continue d'augmenter, les déficits ne sont pas tenus, la dette a franchi le cap des 2.000 milliards d'euros.»

Il s'est désolé de voir que le Haut conseil aux finances publiques a «flingué le budget » mais a défendu les critères de Bruxelles des 3% de déficit du budget maximum, « chiffre à partir duquel nous cessons de nous endetter ».

Il a défendu sa méthode, «un électrochoc de confiance», mais aussi des mesures « travailler plus dans la fonction publique», réformer l'Aide médicale d'Etat face au «tourisme médical», «supprimer l'ISF», revenir à des dépenses publiques à 50% du PIB, et ouvrir une expérimentation concernant l'exploitation des gaz de schiste avec un «site pilote».