Nicolas Sarkozy en meeting: «Il y aura des primaires, elles seront ouvertes»

CAMPAGNE La primaire de 2016 «devra concerner toute l'opposition», a souligné l'ancien président de la République...

B. de V.
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Nicolas Sarkozy le 25 septembre 2014 à Lambersart
Nicolas Sarkozy le 25 septembre 2014 à Lambersart — Philippe Huguen AFP

L'ancien président de la République a tenu jeudi soir son deuxième meeting de campagne dans l'Aube, en présence de François Baroin, maire de Troyes et nouveau sénateur et de sa femme Carla Bruni-Sarkozy dans l'assistance d'un gymnase de Saint-Julien-les-Villas, la périphérie de Troyes, connu pour ses magasins d'usines.

«Il y aura des primaires ouvertes», a déclaré Nicolas Sarkozy lors de ce meeting, en prévision de la présidentielle de 2017, avant de répondre aux questions des militants, sur des points déjà grandement abordés dans la presse.

Bon, en gros, le meeting de @NicolasSarkozy dans l'Aube, c'est le SAV de l'interview au Fig Mag
— Alex Sulzer (@Alexsulzer) 2 Octobre 2014

Candidat à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy a avancé jeudi quelques propositions pour la France, dont la création d'un «nouveau contrat de cinq ans dans la fonction publique» et l'interdiction de la PMA pour les couples homosexuels, dans un entretien au Figaro Magazine.

Interrogé par une commerçante de Troyes, notamment sur la pertinence du système de la primaire «pour avoir un bon président de la République», l'ex-chef de l'Etat a d'abord ironisé en répondant «pas sûr». Puis plus sérieusement, «est-ce qu'il y aura des primaires? Réponse oui», a-t-il dit. Il a ajouté qu'il comprenait «les réserves» chez ceux qui ont «un engagement gaulliste».

Avec Fillon «on s'est mis d'accord»

«Il y aura des primaires, elles seront ouvertes, a-t-il affirmé, confirmant qu'il transposerait le système prévu par les statuts actuels. Pour voter aux primaires, il faudra vraiment partager nos valeurs et nos positions républicaines», a-t-il ajouté. Cela «devra concerner toute l'opposition».

«Et je voudrais maintenant qu'on n'en parle plus et que ce ne soit pas une occasion de querelle entre nous», a-t-il ajouté. Et de finir: «J'ai eu une longue rencontre cet après-midi avec François Fillon et je lui ai dit naturellement que les choses se passeraient ainsi, et je le dis parce qu'on s'est mis d'accord», a-t-il dit.

«On s'est vu, c'est tout à fait normal, il a été Premier ministre pendant cinq ans (...) j'aurais besoin de lui (...) il avait besoin d'avoir des précisions sur ce sujet», a-t-il ajouté.