Présidence de l’UMP: Les trois dossiers qui monopolisent la campagne

POLITIQUE Les trois candidats en campagne pour la tête de l’UMP se divisent sur plusieurs sujets phares… 

Anne-Laëtitia Béraud

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	 Les candidats à la présidence de l'UMP: Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy et Hervé Mariton.
Les candidats à la présidence de l'UMP: Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy et Hervé Mariton. — sipa

La campagne pour la présidence de l’UMP ouvre un nouveau chapitre ce mardi, avec le depôt des parrainages. Les trois prétendants, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton, visent le 29 novembre le vote des adhérents. Mais déjà, trois dossiers monopolisent cette campagne et divisent les candidats. 20 Minutes vous les détaille…

Le rôle du prochain président du parti

C’est l’une des critiques adressées à Nicolas Sarkozy par ses rivaux: En cas d’élection, l’ex-chef d’Etat s’installera comme principal adversaire à François Hollande, délaissant son rôle de chef de parti.

Une attaque réitérée ce mardi matin par le candidat Bruno Le Maire sur Europe 1. «Les militants ont compris que le 29 novembre, on choisissait le président de l’UMP, pas le futur candidat à la présidentielle», souligne le député de l’Eure. Lui affirme «jouer exclusivement la présidence de l’UMP» et veut «un parti  100% de droite (…) avec un président disponible».

Même son de cloche du côté d’Hervé Mariton, qui estime que la candidature de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP «n’a pas beaucoup de sens» car «[il] a sans doute envie d’être candidat à la présidentielle et à la primaire, il est légitime pour cela». 

L’hypothèse d’un président-candidat en 2016

Le président de l’UMP doit-il se présenter à la primaire de 2016, qui désignera le champion de la droite à la présidentielle? Acquis au principe d’une primaire, Nicolas Sarkozy n’a pas précisé s’il serait, ou non, candidat. Ses amis, eux, n’en ont aucun doute. Son soutien, François Baroin, a déclaré au Point: «Cette élection à la tête du parti vaut primaire à l'UMP (…) dans notre tradition gaulliste, le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle».

Bruno Le Maire reste ambigu sur cette question. Quand on lui demande s’il sera candidat, l’élu de l’Eure botte en touche, ce mardi matin sur Europe 1: «Je ne vais pas dire aux militants que si je deviens président de l’UMP, je renoncerai à toute ambition nationale. Qu’est-ce qu’ils diraient? Ils diraient ‘c’est un drôle de chef (…) il n’a aucune ambition nationale’. Je ne suis pas aujourd’hui candidat aujourd’hui aux primaires». Une petite phrase qui laisse toutes les possibilités ouvertes.

Seul Hervé Mariton a annoncé la couleur: «Si je suis élu président de l'UMP, je ne serai pas candidat à la primaire», a-t-il précisé lors de sa déclaration de candidature, le 5 juin.

La question d’abroger, ou non, le mariage entre homosexuels

Le mariage entre des couples de même sexe constitue l’un des thèmes récurrents de cette campagne. Hervé Mariton propose d’abroger le texte en cas de retour de la droite en 2017. Le député de la Drôme, tête de proue lors des débats sur ce texte en 2013, est un fidèle de la «Manif pour tous». Pour ce positionnement, le candidat a reçu lundi le soutien du Parti chrétien-démocrate (qui a été présidée par Christine Boutin), allié à l’UMP.

Le positionnement de Bruno Le Maire est tout autre. Après avoir été l’un des rares à l’UMP à s’être abstenu lors du vote sur le mariage pour tous, le candidat est globalement favorable à ce texte.

Quant à Nicolas Sarkozy, le candidat ménage aujourd’hui la chèvre et le chou. Membre de son équipe, Nathalie Kosciusko-Morizet a rappelé lundi sur France Inter que Nicolas Sarkozy «a une position ouverte sur le sujet» et «ne s'est pas prononcé dans un sens ou dans un autre.» Un flou entretenu dimanche sur France 2, lors de son interview sur son retour dans l’arène politique.