Sénatoriales 2014: A gauche, des raclées douloureuses et symboliques

POLITIQUE Alors que les résultats définitifs ne sont pas encore connus dimanche après-midi, la gauche connaît déjà de sérieux revers…

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Le maire Bernard Combes (g) et le président de la République François Hollande (c) le 9 juin 2014 à Tulle
Le maire Bernard Combes (g) et le président de la République François Hollande (c) le 9 juin 2014 à Tulle — Jean-Pierre Muller AFP

Troisième défaite pour la gauche depuis le début de l’année. Après les municipales de mars puis les européennes de mai, les sénatoriales de ce dimanche voient - sans grand suspense - la droite reconquérir le Sénat. Certains candidats de gauche, tel Bernard Combes, ami personnel de François Hollande, échouent. Revue des défaites les plus symboliques à 18h30…

>> Tous les résultats, toutes les surprises et les faits marquants des sénatoriales, c'est dans notre live, par ici

L’ami du Président, Bernard Combes, en Corrèze

L’ami personnel de François Hollande, Bernard Combes, échoue dans le fief du président de la République, en Corrèze. La défaite est amère pour le maire de Tulle, vice-président du conseil général et conseiller à l’Elysée. Deux candidats UMP, Daniel Chasseing et Claude Nougein, ravissent les deux sièges de sénateurs.

L’ex-ministre déléguée à la Décentralisation, Anne-Marie Escoffier, en Aveyron

Une défaite nette pour l’ex-ministre déléguée à la Décentralisation. Anne-Marie Escoffier, redevenue sénatrice PRG en mai 2014, chute lourdement à cette élection. Au premier tour dans l’Aveyron, elle arrive quatrième derrière les candidats UDI, UMP et socialiste, avec 28,93% des voix. La défaite est aussi symbolique. L’ancienne ministre avait notamment défendu le premier volet de la réforme territoriale, créant notamment les métropoles.

L'ex-ministre délégué aux Affaires européennes PS, Thierry Repentin, en Savoie

Un autre ex-ministre qui échoue à être réélu sénateur ce dimanche. Il s'agit du socialiste Thierry Repentin, en Savoie, élu depuis 2004. Une nouvelle qui a fait bondir le député PS Olivier Dussopt 

Le président du Parti Radical de Gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, dans le Tarn-et-Garonne

Le président du PRG (allié au PS) Jean-Michel Baylet a été battu dans son fief, au second tour des sénatoriales. Victoire amère, car il est devancé par un ex-PRG devenu dissident, Yvon Collin - élu dès le premier tour - et l'UMP François Bonhomme. Avec cette défaite, c'est un mastodonte qui s'écroule. Plusieurs fois ministres sous la gauche, Jean-Michel Baylet a été sénateur de 1986 à 1988, et réélu sans cesse depuis 1995. Un temps pressenti pour entrer au gouvernement de Manuel Valls, l'homme a fait des pieds et des mains pour que trois membres du PRG restent au gouvernement: Sylvia Pinel au Logement, Thierry Braillard aux Sports et Annick Girardin à la Francophonie.

Un fervent défenseur du mariage pour tous, Jean-Pierre Michel, en Haute-Saône

Vice-président de la commission des lois au Sénat, l’élu socialiste de Haute-Saône Jean-Pierre Michel est considéré comme l’un des piliers du Sénat. L’homme s’est illustré comme un fervent défenseur du mariage pour tous (Il avait notamment dit que «Frigide Barjot et ses amis représentent la pire des homophobies qui est»). Dans son dernier tweet, Jean-Pierre Michel fait d’ailleurs référence à ce combat.

 

Les deux sièges de la Haute-Saône ont été remportés par les UMP Michel Raison et Alain Joyandet.