Meeting de Sarkozy: «Retour vers le futur» pour Hervé Morin entre autres réactions

REACTIONS Toutes les réactions politiques après le premier meeting de campagne du candidat à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy…

Anne-Laëtitia Béraud avec AFP
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Nicolas Sarkozy, en meeting à Lambersart (Nord), le 25 septembre 2014.
Nicolas Sarkozy, en meeting à Lambersart (Nord), le 25 septembre 2014. — S. VANSTEENKISTE/SIPA

Nicolas Sarkozy tenait jeudi soir à Lambersart (Nord) son premier meeting depuis son retour en politique. Lancé dans la course à la présidence de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat a suscité de nombreuses réactions. Revue de presse/web/twitter par 20 Minutes.

>> Qu'a dit Nicolas Sarkozy durant ce meeting? A lire ici

A l’UMP, Gérald Darmanin, le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, a dit vendredi préférer «la ligne Guaino à la ligne Buisson» et souhaité que l'UMP «retrouve le Sarkozy de 2007». Le député-maire de Tourcoing (Nord), invité vendredi de RTL, a estimé qu’il avait retrouvé l’ancien chef d’Etat «qui a renoué avec l'électorat populaire, qui a donné envie à beaucoup de gens à faire de la politique, qui a sans doute contribué à ce que beaucoup de gens se réintéressent à la politique».

A propos des primaires ouvertes en vue de la présidentielle de 2017, le député UMP Henri Guaino a réaffirmé ce vendredi son hostilité. L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy estime que la stratégie de Nicolas Sarkozy de viser la présidence de l'UMP est une «opération extrêmement compliquée» pour un ancien président. «Je suis sur le fond très hostile» à des primaires, a réaffirmé Henri Guaino sur LCI et Radio Classique.

Au lendemain de ce meeting, le chef de file centriste Hervé Morin est resté circonspect. Le retour de Nicolas Sarkozy, c'est «retour vers le futur», a estimé ce vendredi son ancien ministre de la Défense, par ailleurs candidat à la présidence de l'UDI. Pour Hervé Morin, «rien n'a changé» dans le discours emprunt de «contradictions extraordinaires» de l'ancien chef de l'Etat. Quant aux primaires, «il n'est même pas sûr que nous en ayons besoin», si en 2016 un dirigeant de l'opposition devance nettement ses concurrents auprès de l'opinion publique, a-t-il estimé.

A l'UDI, la sénatrice centriste de Paris Chantal Jouanno a peu goûté les propos de Nicolas Sarkozy sur l'écologie. Et le dit sur Twitter ce vendredi matin.

A FN, la présidente du parti Marine Le Pen est revenue ce vendredi sur I-télé sur l'échec électoral de Nicolas Sarkozy en 2012. 

Au PS, le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a accusé jeudi soir Nicolas Sarkozy d'ébaucher «un programme de combat contre notre modèle social». Il réagissait à la proposition de l’ex-chef de l’Etat de baisse le nombre de fonctionnaires et de réformer l'espace Schengen. «Fonctionnaires, chômeurs, immigration, tout y passe. Nicolas Sarkozy fait revivre tous les poncifs de la droite dure. On finit par se demander pourquoi ce programme n'a pas été appliqué pendant son quinquennat», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Toujours sur ce thème, le député PS Yann Galut s’est fendu ce vendredi matin d’un tweet dénonçant «la droite ultra-libérale» de Nicolas Sarkozy.