Nicolas Sarkozy en meeting dans le Nord pour «son retour au peuple»

POLITIQUE Le «retour au peuple» sera l'occasion enfin de démontrer que la ferveur populaire qui a pu entourer l'ancien président par le passé existe toujours...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy à son arrivée le 21 septembre 2014 au Parc des Princes à Paris, après son intervention sur France 2
Nicolas Sarkozy à son arrivée le 21 septembre 2014 au Parc des Princes à Paris, après son intervention sur France 2 — Kenzo Tribouillard AFP

Dernière étape de son grand retour en politique: le meeting. Nicolas Sarkozy effectue son «retour au peuple» jeudi lors d'une réunion publique à Lambersart (Nord), banlieue bourgeoise de Lille, après l'annonce vendredi dernier de sa candidature à la présidence de l'UMP.

«Jeudi, c'est le retour au peuple dans le Nord», proclame son porte-parole pour cette campagne, le député-maire de la ville voisine de Tourcoing Gérald Darmanin, au sujet de cette région populaire où le FN réalise des scores importants. «C'est la capsule d'astronaute qui rentre dans l'atmosphère», s'amuse-t-il.

Bâtir un rassemblement en février ou mars

Annonce de candidature sur les réseaux sociaux vendredi dernier, confidences au JDD dimanche matin puis entretien fleuve accordé à France 2 dimanche soir, il ne manquait qu'un étage à la fusée: la réunion publique. Celle-ci se tiendra devant une salle pleine d'au moins 2.000 personnes, dans la ville d'un des centristes de l'UMP Marc-Philippe Daubresse, et à quelques encablures de la maison natale du Général de Gaulle, soulignent ses soutiens, à l'heure où Nicolas Sarkozy veut montrer sa faculté à rassembler.

Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer vers 19 heures. Objectif pour l'ancien président, s'il redevient patron de l'UMP, bâtir «un très grand rassemblement en février ou mars», selon son porte-parole. Au programme aussi, Nicolas Sarkozy «va réaffirmer son attachement aux primaires. La primaire, il n'en a pas peur», annonce Gérald Darmanin.

Les rivaux de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP mais surtout pour la course à la présidentielle 2017 ont ces derniers jours émis des inquiétudes sur le sujet, Alain Juppé parlant notamment d'un «point de conflit dur» en cas d'annulation par Nicolas Sarkozy de ces primaires pourtant prévues par les statuts de l'UMP.

Le discours devrait durer 45 minutes

Proche de l'ancien maire de Neuilly, l'ancienne secrétaire d'Etat Nora Berra abondait hier: c'est un «faux débat. Pourquoi ? Parce que Nicolas Sarkozy n'est absolument pas opposé au principe des primaires». L'ancien président devrait aussi répéter sa volonté, s'il est élu à la tête de l'UMP, ce qui ne fait guère de doutes, d'organiser un «parti décentralisé».

Nicolas Sarkozy est attendu aussi sur les idées, alors que pour ses adversaires, son retour tient pour l'instant plus de la forme que du fond.

«Il parlera de la France, de son retour nécessaire sur la scène européenne. Il évoquera aussi la politique économique nécessaire pour relancer la croissance, le progrès technique, le nouveau modèle social à inventer... Le discours devrait durer 45 minutes et comme on lui a reproché de ne pas en avoir assez dit sur France 2, là, les journalistes auront de quoi faire», assure dans un entretien mercredi au JDD.fr M. Daubresse.

Une occasion de montrer que la ferveur populaire

Peu certain en revanche qu'il exprime sa position sur la loi ouvrant le mariage aux homosexuels: sur ce sujet où s'expriment «des convictions très profondes» (et des divergences parmi ses propres soutiens), Nicolas Sarkozy ne devrait pas «prendre position pendant la campagne UMP», selon Gérald Darmanin.

Le «retour au peuple», ce sera l'occasion enfin de démontrer en images que la ferveur populaire qui a pu entourer l'ancien président par le passé existe toujours, alors qu'une majorité de Français (54 à 55% selon deux sondages) ne l'ont pas trouvé convaincant lors de son entretien dimanche soir sur France 2.