EN DIRECT. Nicolas Sarkozy au JT de France 2: Les explications d'un retour

POLITIQUE L'ancien chef de l'Etat devrait préciser les raisons de son retour en politique...

T.L.G.

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Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014.
Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014. — Thibault Camus/AP/SIPA
21h23

C'est la fin de ce live. Merci de l'avoir suivi. A suivre, le compte-rendu de l'interview.

20h59

20h58: Mariage gay: On a humilié les familles

Sur le mariage gay: « On a humilié les familles. Les gens se sont sentis blessés, humiliés. Ils se sont radicalisés. Il [Hollande] a monté les Français les uns contre les autres. Je n'utiliserai pas les familles contre les homosexuels, c'est une honte. Le manque de courage, c'est pas là où j'ai le plus changé. »
20h57

20h56: Le référendum c'est la clé.

Je me suis engagé après avoir murement réfléchi dans une longue route, que je vais mené avec l'enthousiaasme qui est le mien. Je veux tellement convaincre nos amis que nos querelels d'égos sont dérisoisres. Je veux réussir cela. Ca demandera beaucoup de temps. Le référendum c'est la clé. Il faut réintroduire le référendum sur des sujets précis. Nous les ferons trancher par le peuple lui même.
 
20h54

20h52: Je ne me situe pas sur un axe gauche-droite

Je ne me situe pas sur un axe gauche-droite. Une ligne politique pragmatique et j'aurais du dire avant que Schengen ce n'était pas possible.
La question du progrès des connaissances est une question centrale. Toutes ces nouvelles idées ne sont pas satisfaites de ces anciens clivages politiques.
 
20h51

20h50: Je dois reconquérir les Francais

Marine Le Pen: "Croire qu'autant de Français pensent que l'isolement est possible. Ca m'interpelle. Je dois reconquérir les Francais. Je ne crois pas qu'ils croient en Marine Le Pen. Je crois qu'ils ont peur, qu'ils souffrent. Je veux les convaincre un par un. Qu'est ce qu'ils disent: "la France fout le camps. Est ce qu'on va garder nos paysages, nos usines?"
20h49

20h48: J'ai appris le nom de Bygmalion après la campagne

Bygmalion: "J'ai appris le nom de Bygmalion après la campagne. La justice a été saisie. Personne ne me reproche rien dans l'affaire Bygmalion"

20h45: "créer les conditions d'une alternative crédible"

Je suis venu pour créer les conditions d'une alternative crédible qui rassemble les Français bien au delà des clivages qui n'ont plus aucun sens. D'un nouvea projet, nouveau fonctionnement. Si je ne fais pas ce travail, qui le fera?
Alain Juppé je l'ai connu quand j'avais 20 ans, c'est un ami un partenaire un compagnon et j'aurais besoin de lui.
François FIllon il a été Premier ministre pendant 5 ans. On a travaillé sans aucun nuage, j'aurais besoin de lui.

 
20h41

20h42: D'accord avec l'intervention en Irak

Le principe de l'intevention en Irak: «Ce ne sont rien d'autres que des barbares. Je suis tout à fait d'accord» [avec la politique menée par Hollande]
 
20h39

20h38: L'Allemagne n'est pas un choix pour la France, c'est un fait.

J'ai dit aux Français « pas un ne perdra ses économies » en 2008. J'ai tenu cet engagement. Notre modèle doit être complètement refondé. L'Allemagne n'est pas un choix pour la France, c'est un fait. J'ai pas l'idée de la France d'un pays en queue de peloton. Nous devons marcher ensemble; La zone Euro ne peut pas marcher sans croissance. Nous devons créer la croissance.
En 2014 « c'est la crise de la France qui peut faire basculer l'Europe dans la faillite »
20h36

20h33: "La France n'est pas condamnée à disparaitre"

Est-ce qu'on peut changer les choses, retrouver des perspectives? Oui si on comprend le monde d'aujourd'hui. Depuis 2 ans on a augmenté les impôts de 30 milliards, comment voulez vous que le chômage n'augmente pas? Il faut réduire les dépenses. Il y a desolutions, la France n'est pas condamnée à disparaitre. Il faut aller au delà des débats. Quel est  le système fiscal qui permettra de mettre fin à l'hémorragie de nos meilleurs jeunes?
 
20h32

20h30: "Je ne veux pas polémiquer" avec François Hollande

Je ne veux pas faire dans la caricature. Ses deux premières années [François Hollande] ont été consacrées à démolir ce que nous avions fait. Je ne veux pas polémiquer avec FH. Ces joutes politiciennes n'amènent rien. En 2008, la crise du monde entier s'est abattu sur la France.
20h28

20h25: Qui me rendra mon honneur?

La question c'est de ce projet collectif. Je veux rassembler. Il faut bien qu'il y ait un leadership. Sur la question des affaires, est ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m'exposer à la politique, sur la place publique, sur les projecteurs avec tous ceux qui ont commencé à m'attaquer? Je n'aime pas l'injustice.
Affauire Bettencourt: « Non lieu. Qui me rendra mon honneur?»
Karachi: « Trois ans d'enquête. Aujourd'hui je suis lavé. Qui me rendra mon honneur?»

 
20h25

20h24: "Je n'ai jamais vu un telle défiance"

Je n'ai jamais vu un telle défiance. Des gens qui décrochent, qui sont dans la colère. Imaginez que je dise " ca ne m'intéresse pas". Est ce que cela aurait été digne et cohérent? J'ai estimé que non.
20h24

20h21: «Je n'ai pas le choix»

Je n'ai pas de prétention ridicule. Non seulement j'ai envie, mais j'ai pas le choix. Je n'ai pas menti. Qu'est ce qui reste de la grnade série d'anaphore du président? Une belle série de mensonges. J'ai été battu de si peu. N'ayant pas menti, avec l'envie qui est la mienne. je veux qu'on renouvelle la politique. Le clivage gauche droite est élimé comme un vieux tapis qui aurait trois siècles.
 
20h21

20h19: «La France, c'est comme une seconde nature»

J'ai beaucoup réfléchi. Vraiment, c'est une décision murie. La question n'est pas de savoir si je suis l'homme providentiel ou pas. Mais je regarde notre pays de l'extérieur. La France pour moi c'est comme une seconde nature, je l'aime. Je suis Français dans chaque centimètre de ma peau. Pendant 2 ans et demi, je l'ai regardée, je n'ai jamais vu une telle colère, une telle absence d'espoir.
20h18

20h16: «J'ai fait des erreurs»

J'ai beaucoup réfléchi. Si j'ai perdu, c'était ma reponsabilité. J'ai fait le tour de la vanité de certains sentiments. Parfois on peut réussir seul, hors il n'y a pas de réussite seul. L'âge apporte peut-être moins d'énergie mais plus de recul. J'avais la tentation de tout vouloir faire. Je voulais tellement m'engager, sans doute j'ai fait cette erreur. Avec 2 ans et demi de recul, j'ai rencontré beaucoup de Français. Ils essayent de comprendre. Avec le recul, je me suis rendu compte que j'ai pu blesser des gens. Si c'était à refaire, je ne le referais pas.
 
20h15

20h15: Retour sur la défaite

J'ai gardé dans mon coeur et dans ma tête chaque seconde de ce moment [la défaite]. J'ai voulu dire merci aux Français.
 
20h14

20h14: Début de l'interview de Nicolas Sarkozy

20h13

20h10: La communication de Sarkozy décryptée

A lire également: L'interview de Florian Silnicki, expert en stratégies de la communication, qui décrypte la communication du retour de Sarkozy
20h05

20h04: Ses soutiens déjà mobilisés

En attendant l'entretien, les supporters de l'ancien président sont déja mobilisés. A l'image de Nadine Morano sur twitter.
20h02

19h58: Lancement du JT

L'interview est prévue en seconde partie du journal. En attendant, lisez les différentes réactions de la classe politique, entre crispation et rivalité par ici.

19h54

19h51: Sarkozy, attaqué à gauche et à droite

Avant même sa prise de parole, l'ancien chef de l'Etat est déjà attaqué. La présidente du FN Marine Le Pen a affirmé dimanche que Nicolas Sarkozy «ne peut pas avoir changé».
A gauche, même son de cloche pour le socialiste Julien Dray. «Il a pas changé (...) Il va être comme d'habitude, omniprésent, organiser les choses autour de lui», a-t-il déclaré à BFMTV.

19h50

19h49: Bonsoir à tous et bienvenue pour ce live.

14h11

C’est désormais officiel. Nicolas Sarkozy est de retour en politique. Après un message publié sur son compte Facebook vendredi, l’ancien président de la République s’est confié au JDD ce dimanche. «C’est une longue marche qui commence», prévient l’ancien chef de l’Etat. Troisième acte de ce come-back, le passage au Journal télévisé de Laurent Delahousse, ce soir à 20 heures.

«Je n'annoncerai pas que je suis candidat à la présidentielle», dit-il. «Ce sera un autre temps. L'étape d'aujourd'hui, c'est de remettre ma famille politique au travail». Une interview d’une bonne demi-heure au cours de laquelle Nicolas Sarkozy devrait s’expliquer sur les raisons de son retour et son projet de refondation de l’UMP.