Malgré une image «dégradée», Nicolas Sarkozy garderait «l'étoffe» d'un président

SONDAGE Pour une minorité de sondés (29%), l'ancien chef de l'Etat est «honnête»...

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Sarkozy à la sortie de son bureau le 19 septembre 2014 à Paris
Nicolas Sarkozy à la sortie de son bureau le 19 septembre 2014 à Paris — Joël Saget AFP

Nicolas Sarkozy n'a plus la même image. L'ancien chef de l'Etat a «l'étoffe d'un président» pour plus d'une moitié de Français (52%), mais son image s'est dégradée depuis un an dans l'opinion, avec une minorité (29%) estimant qu'il est «honnête», 33% qu'il «comprend les problèmes» des gens, ou 36% qu'il «tient ses engagements», selon un sondage Ifop.

>> Lire: Nicolas Sarkozy revient-il pour servir la France ou pour se protéger dans ses affaires? 

Selon l'enquête à paraître dans Sud Ouest Dimanche, 52% des Français considèrent que la phrase «a l'étoffe d'un président de la République» s'applique «bien» à Nicolas Sarkozy. Mais ce résultat est en net recul (-10%) par rapport à la même question posée il y a près d'un an, en décembre 2013. Ils étaient alors 62% à le penser.

Il «inquiète» aussi 51% des sondés

De la même façon, si 39% des sondés considéraient fin 2013 que l'expression «il est honnête» s'applique bien à l'ancien chef de l'Etat, ils ne sont aujourd'hui plus que 29% à le penser.

«L'ensemble des traits» de l'image de Nicolas Sarkozy sont en repli, relève l'Ifop: ainsi la «sympathie» qu'il inspire recule de 8 points (39% contre 47% en décembre 2013), de même sa détermination perçue par l'opinion: 45% des Français considèrent qu'il «veut vraiment changer les choses , contre 53% il y a dix mois.

Et si Nicolas Sarkozy a «l'étoffe» pour une courte majorité de sondés, il «inquiète» aussi 51% d'entre eux (4 points de plus que fin 2013) et il en «met en colère» 50% (4 de plus également).

Victime d'une actualité défavorable

Pour l'Ifop, «ce bilan en demi-teinte de l'image de Nicolas Sarkozy intervient après une année 2014 chargée en actualités défavorables: les multiples affaires dans lesquelles l'ex-président a pu être cité, le scandale Bygmalion à l'UMP, etc». Ces événements, poursuit l'institut, «expliquent la baisse constatée sur presque l'ensemble des traits d'image» de Nicolas Sarkozy depuis décembre 2013.

Même chez les sympathisants UMP, chez lesquels Nicolas Sarkozy «écrase la concurrence», un recul de son image est sensible, note l'Ifop: ainsi (71%) considèrent qu'il est «honnête», mais ce résultat est en recul marqué (-14%) par rapport à décembre 1993. Idem pour sa «volonté de changer les choses»: 89%, mais un recul de 8 points.

L'enquête a été menée par questionnaire en ligne du 16 au 18 septembre, soit avant l'officialisation de la candidature de M. Sarkozy à la présidence de l'UMP, auprès d'un échantillon de 1.282 personnes représentatif de la population, selon la méthode des quotas.