A Béziers, Robert Ménard prend un arrêté anti-crachats

SOCIETE «Quand je vois des gens le faire, je trouve ça aussi sale que des crottes de chien», explique le maire...

M.B.

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Robert ménard, maire de Béziers
Robert ménard, maire de Béziers — SYLVAIN THOMAS / AFP

Après l'interdiction d'étendre le linge aux balcons et fenêtres des immeubles visibles des voies publiques, l'interdiction des paraboles sur les façades des immeubles, le couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans ou encore les blouses pour les écoliers, Robert Ménard a publié un arrêté interdisant de cracher dans la rue, afin de rendre sa ville «plus belle et plus agréable».

«Cet arrêté vise à dire que cracher dans la rue, c'est dégoûtant», a expliqué le maire de Béziers, soulignant que le texte avait été présenté en conseil municipal jeudi soir. Quand je vois des gens le faire, je trouve ça aussi sale que des crottes de chien». «Je n'en veux pas dans ma ville, en particulier dans le centre où se rendent de nombreux touristes», a précisé le maire, élu en mars avec le soutien du Front national.

Mettre fin au laisser-aller

Si des sanctions sont prévues --une amende--, «il s'agit surtout d'avertir les gens que ça ne se fait pas», a poursuivi Robert Ménard, évoquant le cas de précédents arrêtés qu'il a déjà pris : «Les gens, quand vous leur dites, ils comprennent, mais tant qu'il n'y a pas de menace de sanction, ils ne le font pas. Quand vous leur expliquez, les gens vous écoutent: c'est juste du laisser-aller auquel il faut mettre un point final».

Pourtant un décret modifié en 1992 prévoit déjà qu'il est interdit en France de cracher sur la voie publique à l'exception «des crachoirs disposés à cet effet». En 2006, un lycéen de 19 avait par exemple été condamné à 135 euros d'amende pour avoir craché à un arrêt de bus à Lyon.