Présidence de l’UMP: Sarkozy officialise sa candidature sur Facebook

POLITIQUE Il vient de l’annoncer dans un post sur Facebook...

C.B.

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Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Espagne, en mai 2014.
Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Espagne, en mai 2014. — Paul White/AP/SIPA

C’est désormais officiel: Nicolas Sarkozy revient. L’ex-président de la République a choisi Facebook pour confirmer son «très attendu» retour en politique. C’est à travers un post qu’il officialise sa candidature à la présidence de l’UMP. Le politique ne cite toutefois pas une seule fois l’anagramme «UMP» dans son message en forme de lette ouverte, lui préférant la formule de «ma famille politique».

Pour justifier son retour, lui qui avait promis de se retirer de la vie politique lors de sa défaite à la présidentielle de 2012, Sarkozy explique d’abord avoir «pris le recul indispensable pour analyser le déroulement de [s]on mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement».

«A [s]es yeux les obstacles paraissent dérisoires»

Il affirme aussi s’être «interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique», qu’il précise avoir arrêtée «sans amertume et sans regret». Et pourtant, après avoir «échangé avec les Français» et avoir vu monter leur «colère à l’endroit du pouvoir», il a donc décidé de revenir.

Pas par «devoir», terme qu’il avait employé à plusieurs reprises lors de ses dernières sorties médiatiques, mais par «amour de la France», par «passion pour le débat public» et par envie de «proposer aux Français un nouveau choix politique». S’il tacle à peine la majorité PS -«la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition», écrit-il- il insiste sur sa volonté de «construire une alternative crédible», de «bâtir la formation politique du XXIème siècle».

Et, comme lors de sa campagne de 2007, il reprend l’idée du «rassemblement», qu’il veut «le plus large possible», précisant toutefois vouloir «apaiser les tensions». Enfin, malgré la «gravité des enjeux», Nicolas Sarkozy précise «qu’à [s]es yeux les obstacles paraissent dérisoires».