Le Parti de gauche demande à Cambadelis de «produire ses diplômes»

POLEMIQUE Pour le FN, le premier secrétaire du PS est un «faussaire»...

M.B.

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Le Premier secrétaire national du PS Jean-Christophe Cambadélis à l'ouverture de l'université d'été de La Rochelle, le 29 août 2014
Le Premier secrétaire national du PS Jean-Christophe Cambadélis à l'ouverture de l'université d'été de La Rochelle, le 29 août 2014 — Jean-Pierre Muller AFP

L'affirmation du journaliste de Médiapart Laurent Mauduit dans un livre à paraître jeudi selon lequel le premier secrétaire du PS aurait usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse fait réagir au sein de la classe politique.

A commencer par le vice-président du Front national Louis Aliot qui parle de Jean-Christophe Cambadélis comme d'un «faussaire».

 

L'intéressé a eu beau réagir auprès de l'AFP en disant que le propos de Laurent Mauduit «c'est du très grand n'importe quoi», le parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon lui demande de produire «ses diplômes». 

Accusation grave

«L'accusation dont fait l'objet Jean-Christophe Cambadélis dans Mediapart est d'une telle gravité qu'elle doit susciter une réaction immédiate de l'intéressé et du Parti socialiste. Monsieur Cambadelis doit produire ses diplômes! , écrit dans un communiqué Raquel Garrido, secrétaire nationale du PG. Le principe d'égalité républicaine ne tolère ni passe-droit ni privilège. Si Monsieur Cambadelis n'a pas eu de DEUG, de Licence, et de DEA, le titre de docteur doit lui être retiré et les sanctions les plus sévères doivent être prises contre cette fraude, tant sur le plan politique qu'académique».

«Après Jérôme Cahuzac, Thomas Thévenoud, ou Jean-Marie Le Guen, qui viennent après les innombrables affaires de la droite dont les accusations récentes de détournement de fonds au Sénat, combien de temps encore notre pays tolèrera-t-il les fausses déclarations et les comportements immoraux?, interroge Raquel Garrido. Il est grand temps d'obtenir le droit de révoquer les élus! Les parlementaires ne peuvent plus être les seuls juges de leur propre maintien au sein de l'Assemblée nationale. C'est ce type de droit nouveau de contrôle par les citoyens qui devront être la marque de la 6ème République qui se fait tant attendre».