Manuel Valls envisage de supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu

POLITIQUE Il s'agit de celle «qui impose à 5,5% la fraction de revenus par part fiscale comprise entre 6.000 et 12.000 euros environ»...

B.D. avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls le 16 septembre 2014 à l'Assemblée nationale lors du vote de confiance du Parlement
Le Premier ministre Manuel Valls le 16 septembre 2014 à l'Assemblée nationale lors du vote de confiance du Parlement — Eric Feferberg AFP

La première tranche de l'impôt sur le revenu, celle à 5,5%, pourrait être supprimée par la prochaine loi de finances pour 2015, a indiqué ce mercredi le Premier ministre Manuel Valls, en pointant un «haut-le-coeur fiscal» des Français.

Interrogé par France Inter sur les seuils concernés par la baisse d'impôt qu'il a annoncée la veille pour six millions de ménages l'an prochain, le Premier ministre a répondu: «La première tranche du barème de l'impôt sur le revenu pourrait être supprimée.» Il s'agit, a précisé le chef de gouvernement, de celle «qui impose à 5,5% la fraction de revenus par part fiscale comprise entre 6.000 et 12.000 euros environ».

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«Ras-le-bol fiscal»

«Ca fait partie de propositions que nous soumettrons au Parlement», a dit Manuel Valls, soulignant que les ministres des Finances et du Budget Michel Sapin et Christian Eckert en diraient plus prochainement. «Du coup, l'impôt sera allégé pour plus de 6 millions de ménages, les classes moyennes, soit un tiers des contribuables effectivement imposés, entre la réforme de cette année et la réforme de l'année prochaine», a poursuivi le chef de gouvernement.

Il a cité deux exemples: «Pour un retraité à 1.400 euros par mois de pension, ce sera 230 euros d'impôts sur le revenu en moins et depuis 2013, 330 euros.» Pour un couple salarié avec trois enfants gagnant 4.200 euros par mois à deux, «ce sera plus de 1.100 euros de baisse d'impôts». Manuel Valls avait auparavant dit qu'il fallait réduire les prélèvements «parce que depuis quatre ans, les Français subissent les impôts, une espèce de haut-le-coeur fiscal, de ras-le-bol fiscal».