Vote de confiance: «Un discours pour rien», selon Juppé

POLITIQUE Retrouvez les principales réactions politiques suite au vote de confiance...

20 Minutes avec AFP

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Alain Juppé le 8 juillet 2014 au siège de l'UMP à Paris
Alain Juppé le 8 juillet 2014 au siège de l'UMP à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

Si Manuel Valls a de nouveau obtenu mardi la confiance de l'Assemblée, il l’a décrochée avec une majorité de 269 voix, nettement inférieure aux 306 recueillies lors du précédent vote en avril, en particulier en raison de 31 abstentions socialistes. Voici les principales réactions politiques.

«Un discours pour rien», clame Juppé

Alain Juppé a estimé au nom de l'UMP que la déclaration de politique générale de Manuel Valls mardi devant l'Assemblée nationale était «un discours pour rien», destiné «uniquement à resserrer les rangs» des députés socialistes. Ce discours n'était, selon lui, «pas fait pour répondre aux attentes des Françaises et des Français et aucune annonce n'est de nature à dissiper le climat de défiance qui paralyse aujourd'hui l'économie française».

«Un véritable show de socialo-clientélisme», estiment Maréchal-Le Pen et Collard

«Pour le quatrième remaniement ministériel, Valls nous a fait un véritable show de socialo-clientélisme s'adressant moins aux Français qu'à sa majorité désespérément docile. Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont refusé d'accorder la confiance à un gouvernement social-libéral», affirment les deux députés FN dans un communiqué.

D'après ces deux non-inscrits, «le gouvernement Valls 2 bis est la synthèse entre la finance mondialisée et les délires sociétaux dont Monsieur Macron à l'Economie, Najat Vallaud-Belkacem à l'Education et Christiane Taubira à la Justice sont les vivants symboles.»

«Il faut être capables de se rassembler soi-même», juge Bartolone

«Je le dis et je le répète à mes amis socialistes que si nous voulons être capables demain de rassembler les écologistes, les socialistes, la gauche et d'une manière plus importante après le pays, il faut être capables de se rassembler soi-même. Et je regrette qu'après le temps du débat qui a été voulu par le Premier ministre il n'y ait pas eu un moment plus fort pour permettre à la fois le compromis et le rassemblement. Il faut que cette leçon, on l'ait en tête, parce que si l'on veut vraiment donner envie aux Français de croire à la politique qui est menée, si on veut installer de la stabilité et de la confiance, il faut que pour les prochains textes en particulier, la majorité soit capable de mieux se rassembler», a réagit Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

«Personne ne peut crier victoire, pour de Rugy

«Personne ne peut crier victoire, ça devrait inciter tout le monde à être responsable, il faut qu'à la fois du côté du gouvernement et du côté des frondeurs, on sorte un peu des postures martiales. Le PS doit sortir de sa course à la division qui rejaillit sur la majorité», commente François de Rugy, coprésident du groupe de Verts.

«Travailler ensemble à d'autres choix politiques», demande Laurent

«Le Premier ministre ne dispose plus que d'une majorité peau de chagrin, ce vote de confiance n'est qu'une victoire à la Pyrrhus sans aucune perspective (...) Je renouvelle mon appel, à tous ceux qui n'ont pas voté la confiance et à tous ceux qui l'ont encore voté la peur au ventre, pour que nous travaillions ensemble à d'autres choix politiques pour la justice sociale, l'emploi et la solidarité», a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.