Alain Juppé esquisse déjà ses pistes pour redresser la France

UMP Et le candidat à la primaire de l'UMP pour 2017 a souligné qu'il voulait lutter efficacement contre l'immigration illégale...

20 Minutes avec AFP

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Alain Juppé au centre, maire de Bordeaux et candidat à la primaire pour l'UMP est déjà en campagne.
Alain Juppé au centre, maire de Bordeaux et candidat à la primaire pour l'UMP est déjà en campagne. — AFP

Alain Juppé, candidat à la primaire de l'UMP pour l'élection présidentielle de 2017, a lancé, dimanche une sévère charge contre la gestion «désastreuse» du président François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls, avant de présenter les futurs «chantiers» de la France pour 2017.

Juppé évoque la «crise morale» au sein du PS

Au campus régional de l'UMP à Casteljaloux (Lot-et-Garonne), le maire de Bordeaux, qui assure aux côtés de deux autres ex-Premiers ministres, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, l'intérim de la présidence de l'UMP, a estimé n'avoir «jamais vécu», «depuis deux ou trois décennies», «une rentrée aussi désastreuse pour la France». Il a pointé du doigt une «économie en panne» avec «tous les indicateurs au rouge». Le président Hollande et son Premier ministre, a-t-il dit, «n'ont atteint aucun de leurs objectifs, ni tenu aucune de leurs promesses».

Puis d'évoquer une «crise morale» au sein du Parti socialiste (PS) en citant les affaires Cahuzac et Thévenoud, doublée d'une «crise politique» à deux jours du vote de confiance demandé par le Premier ministre, Manuel Valls, sur fond de fronde de certains députés socialistes. Alain Juppé a ironisé au passage sur «les règlements de comptes familiaux» et les «déballages d'oreillers», allusion au livre de l'ex-compagne du chef de l'Etat, Valérie Trierweiler, «qui donnent de la France une image désastreuse à l'étranger».

Déjà en campagne pour la primaire

«Et tout cela, a poursuivi l'ex-chef de la diplomatie, dans un contexte international très difficile où nous aurions besoin que la France fasse entendre une voix forte et crédible, ce qui n'est pas le cas». Déjà en campagne pour la primaire au sein de son parti, Alain Juppé a proposé une «autre voie» pour le prochain quinquennat en déroulant un programme qui tient en quatre «grandes priorités»: «renouer avec la croissance», «l'éducation», «réconcilier les Français avec l'Europe» et «refaire l'unité nationale autour d'un Etat efficace».

Sur la problématique de l'immigration, Il a donné quelques pistes: «lutter efficacement contre l'immigration clandestine, «changer Schengen (ndlr: l'espace européen de libre circulation des personnes) qui ne marche pas», «encadrer le regroupement familial», «gérer l'immigration économique, peut-être en demandant au Parlement de voter des quotas annuels», ou encore «réformer le droit d'asile».