Présidence UMP: Baroin apporte son soutien à Sarkozy

POLITIQUE «C'est probablement le manque le plus certain dans le paysage politique actuel», déclare l'ancien ministre...

20 Minutes avec AFP

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François Baroin devant le siège de l'UMP le 10 juin 2014.
François Baroin devant le siège de l'UMP le 10 juin 2014. — WITT/SIPA

François Baroin, député UMP et ancien ministre, a annoncé apporter «naturellement» son soutien à Nicolas Sarkozy si celui-ci se présentait à la présidence de l'UMP, dans un entretien au Journal du Dimanche.

«J'apporterai naturellement mon soutien à Nicolas Sarkozy s'il décide de briguer la présidence de l'UMP», déclare-t-il. «C'est probablement le manque le plus certain dans le paysage politique actuel. S'il décide de revenir, il apportera à droite, comme dans le débat public, un point d'équilibre important», ajoute l'ancien ministre et député-maire de Troyes.

«La guerre interne à l'UMP n'a pas permis de dégager un leader»

Interrogé sur un possible soutien à la présidentielle de 2017, François Baroin estime que «le retour d'un ancien Président de la République doit bénéficier de circonstances exceptionnelles». «Personne ne pouvait imaginer au soir de sa défaite que deux ans plus tard le paysage politique serait aussi éclaté. La guerre interne à l'UMP n'a pas permis de dégager un leader susceptible de s'imposer durablement», reconnaît-il.

A propos du soutien qu'il a apporté en 2012 à François Fillon pour la présidence de l'UMP, il a dit regretter «profondément tout ce qui lui est arrivé». «Il y a une forte part d'injustice puisqu'il est associé durablement à un scandale, dont il n'est pas à mes yeux responsable, qui a marqué toute notre famille politique», a-t-il expliqué.

Concernant la possibilité d'Alain Juppé de rassembler l'UMP et le centre, François Baroin affirme que «aussi bien Alain Juppé, François Fillon que Nicolas Sarkozy sont tous les trois susceptibles de nous représenter avec des chances sérieuses de l'emporter en 2017». Mais, selon lui, «il leur faudra rassembler bien au-delà des frontières de l'UMP et du centre, c'est-à-dire aller chercher les déçus du hollandisme pour redonner un véritable espoir à notre pays».