Morelle dément avoir accusé la «tchéka hollandienne» de recourir à la «purification ethnique»

POLITIQUE L'ex-plume de François Hollande aurait tenu ces propos au Point...

T.L.G. avec AFP
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L'ancien conseiller de François Hollande Aquilino Morelle, le 25 février 2013 à l'Elysée, à Paris
L'ancien conseiller de François Hollande Aquilino Morelle, le 25 février 2013 à l'Elysée, à Paris — Jacques Demarthon AFP

L’ex-conseiller à l’Elysée Aquilino Morelle aurait accusé la «tchéka hollandienne» de pratiquer la «purification ethnique» contre ceux qui ne sont pas «dans la ligne», comme lui-même et Arnaud Montebourg.

Dans un violent réquisitoire émaillant un article que lui consacre Le Point publié jeudi, celui qui fut «une plume» du président livre une lecture politique de son limogeage («ma liquidation par la tchéka hollandienne») le 18 avril après la révélation d’une affaire de cireur de chaussures convoqué à l’Elysée.

Hutus et Tutsis

Reliant son départ à celui de son ami Arnaud Montebourg, il affirme («en privé», écrit Le Point): «La logique qui est en oeuvre est une logique de purification ethnique. C’est les Hutus et les Tutsis. Tout cela est limpide. Cela a commencé par moi et maintenant Arnaud. Là ils ont signé leur crime. C’est d’une pureté!».

Ils? «Hollande et ceux qui l’entourent, Jean-Pierre Jouyet [secrétaire général de l’Elysée et intime du président] et les ministres hollandais. A présent, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont entre eux, mais cela va accélérer leur chute».

Aquilino Morelle dément

Contacté par Rue89, Aquilino Morelle a démenti avoir tenu ces propos à la journaliste Anna Cabana.

«Ce n’était même pas du off! Je n’ai pas donné d’interview au Point. Jamais. Les propos qui me sont prêtés sont de la responsabilité de Mme Cabana. Quand je déciderai de m’exprimer, je le ferai à visage découvert et en assumant mes positions ou mes analyses, comme je l’ai toujours fait.»