Fiscalité: Au micro de RTL, Thomas Thévenoud s’est dit serein

POLITIQUE «Je n’ai pas peur du contrôle fiscal», assure l’ex-secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur…

F.P.

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Thomas Thévenoud à l'Elysée, le 27 août 2014. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY
Thomas Thévenoud à l'Elysée, le 27 août 2014. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY — AFP

Interrogé sur RTL, Thomas Thévenoud s’est dit serein ce mardi soir. «Je n’ai pas peur du contrôle fiscal», déclare-t-il, alors que Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, demande ce mardi «une enquête fiscale» afin de savoir s’il y a eu fraude. «On verra que je n’ai pas fraudé. Ma situation aujourd’hui est à jour. La dernière partie de mon paiement a été versée le 1er septembre».

«Un sentiment d’injustice»

Toujours au micro de RTL, Thomas Thévenoud dit ressentir un «sentiment d’injustice». «Je répète que je n’avais pas d’intention frauduleuse. De toute façon, je ne vois pas comment on peut frauder le fisc quand on est salarié et élu.» «Je savais que sitôt ministre, j’allais faire l’objet d’un contrôle fiscal». «J’avais déjà commencé à régulariser. Et j’ai accéléré cette régularisation, avec le dernier paiement le premier septembre», explique-t-il.

Des loyers impayés et des activités d’entrepreneur non déclarées

Au micro d’Europe 1, Thomas Thévenoud a reconnu avoir eu des loyers impayés, ceux de son domicile parisien. «Mais c’était avant mon élection à l’Assemblée nationale, précise-t-il. Depuis, tout cela est réglé.» Il répète aussi avoir réglé l’ensemble de ses impôts, avec les pénalités de retard. «La somme a été intégralement acquittée le 1er septembre 2014 pour un montant de 41.475 euros, dont 12.593 euros de pénalités», détaille-t-il.

Le député de Saône-et-Loire avait aussi omis de déclarer la création d’une entreprise individuelle en juin 2012, spécialisée dans le secteur d’activité des autres activités de soutien aux entreprises. Thomas Thévenoud a confirmé l’existence de cette entreprise toujours sur Europe 1. Mais «c’était pour donner une couverture sociale à la femme de ménage de ma permanence parlementaire», assure-t-il. «Jamais je n’ai jamais gagné d’argent avec».