Le candidat Miguet en garde à vue

PARRAINAGES Suspicion de détournement de parrainages pour le président du Rassemblement des contribuables français...

AFP

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Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français et candidat à l'élection présidentielle, se trouvait toujours en garde à vue mercredi matin dans le cadre d'une enquête préliminaire liée à une suspicion de détournement de parrainages.
Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français et candidat à l'élection présidentielle, se trouvait toujours en garde à vue mercredi matin dans le cadre d'une enquête préliminaire liée à une suspicion de détournement de parrainages. — Thomas Coex AFP/Archives

Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français et candidat à l'élection présidentielle, a été placé mardi en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire liée à une suspicion de détournement de parrainages.

L'AFP a confirmé une information diffusée par le site internet du Monde. Miguet est entendu depuis 14h par la brigade de répression de la délinquance faite aux personnes (BRDP), dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet de Paris pour deux types d'infraction: la fabrication de documents de nature à induire le public en erreur et le détournement d'informations destinées à des autorités publiques, a précisé cette source, ajoutant que ces infractions étaient liées à une "suspicion de détournement de parrainages" dans le cadre de la campagne présidentielle.

Le 24 février, le Conseil constitutionnel avait mis en garde les élus, dont les 36.000 maires de France, en mesure de parrainer les candidats à l'élection présidentielle, contre une opération massive d'envoi de Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français.

Plusieurs élus ont reçu des documents se présentant comme des "guides officiels à destination des élus - Parrainages des candidats", et les invitant notamment à renvoyer leurs parrainages à une adresse du huitième arrondissement de Paris, avait indiqué le secrétaire général du Conseil constitutionnel Jean-Eric Schoettl.

L'adresse mentionnée était "RF République Française - Opération parrainage 63 rue de Courcelles 75008 Paris".

Cet envoi était accompagné d'un livret présentant une vingtaine de candidats déclarés et est "surtout à la gloire de Nicolas Miguet", avait précisé M. Schoettl.

Contacté par l'AFP, Nicolas Martin du Nord, président du holding Nicolas Miguet Associés, a affirmé: "De notre point de vue, il n'y aucun fondement à cette action qui est la manifestation tout à fait incongrue d'un excès de pouvoir".

"C'est très choquant", a-t-il ajouté, précisant qu'une perquisition avait été effectuée dans les locaux de la holding, en fin d'après-midi par un magistrat qui a saisi les documents envoyés par M. Miguet aux élus.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, les parrainages reçus par le candidat ont été placés sous scellés.

Le candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Miguet, le 8 décembre 2006 à Paris.