Vote de confiance: Valls martèle son message de responsabilité

GOUVERNEMENT Le Premier ministre a affirmé aux députés que les Français attendaient la majorité sur sa capacité à gouverner…

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls arrivant à Matignon le 26 aout 2014
Manuel Valls arrivant à Matignon le 26 aout 2014 — Thomas Samson AFP

Manuel Valls a martelé ce mardi devant les députés socialistes son message de fermeté et de responsabilité pour montrer la capacité même de la gauche à gouverner notamment face au danger de l’extrême droite, excluant à nouveau toute alternative à gauche à la politique gouvernementale.

Après avoir évoqué les enjeux internationaux, européens et nationaux, le Premier ministre, dont la présence n’était initialement pas programmée à la réunion de groupe, a affirmé aux députés que les Français attendaient la majorité sur sa capacité à gouverner, selon des participants à la réunion du groupe socialiste.

«Sommes-nous capables de gouverner?»

Et d’affirmer que «la question n’est plus: la gauche peut-elle gouverner dans la durée?» mais «sommes-nous capables de gouverner?». «François Hollande est le deuxième président socialiste de la Ve République. Voilà ce qui se joue», a aussi glissé Manuel Valls.

Il a aussi insisté sur la nécessaire confiance à son nouveau gouvernement pour aller de l’avant au moment où se joue la réorientation de l’Europe, sur la «responsabilité collective» des parlementaires ainsi que sur leur cohérence.

Maintenant son postulat selon lequel il n’y a pas d’alternative à gauche, mais seulement à droite ou à l’extrême droite, Manuel Valls a lancé à l’adresse des frondeurs: «On peut discuter des heures sur la politique économique ou la loi Duflot, mais est-ce ça qui fonde des différences entre nous et amène à ne pas donner la confiance à un gouvernement socialiste?»

Laurent Baumel, visiblement pas convaincu

Visiblement pas convaincu, l’un des animateurs des «frondeurs», Laurent Baumel a expliqué plus tard que ce n’est pas seulement la capacité des socialistes à gouverner mais à rester eux-mêmes qui est en jeu.

A l’inverse, l’un des porte-parole du PS, Olivier Faure a insisté sur «un moment charnière» et sur «notre capacité à nous rassembler», sous peine de montrer que «ni l’une ni l’autre des deux gauches n’ont la capacité à gouverner», selon un participant.

«Sommes-nous incapables de dépasser nos divisions? Comme hier, avec les communistes? Ne surjouons-nous pas nos divisions. Nous avons une opportunité à saisir décrite par Jean-Christophe Cambadélis, par Manuel Valls. Il faut partir au front avec la capacité de jouer fin», a ajouté ce député et ancien conseiller de Jean-Marc Ayrault à Matignon.

Dans un tweet, Christophe Castaner a ensuite écrit: «Parce qu’il faut de la constance, de la persévérance, dans cette rentrée difficile, je donnerai ma confiance au Premier ministre».