Sénat: Bruno Retailleau, candidat à la présidence du groupe UMP

UMP Son leitmotiv: «replacer le sénat au cœur de la République»…

20 Minutes avec AFP
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Le sénateur UMP Bruno Retailleau
Le sénateur UMP Bruno Retailleau — Frank Perry AFP

Le sénateur UMP Bruno Retailleau annonce ce lundi qu’il sera candidat à la présidence de son groupe à l’issue du renouvellement partiel de la Haute Assemblée, le 28 septembre.

Le groupe est actuellement présidé par le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas après les élections sénatoriales. Deux autres candidats se sont portés à sa succession, les anciens ministres Roger Karoutchi (Hauts-de-Seine), 63 ans, et Gérard Longuet (Meuse), 68 ans.

«Replacer le Sénat au cœur de la République»

«Le Sénat est affaibli depuis l’arrivée de la gauche, à tel point que c’est l’idée même du bicamérisme qui pourrait en être ébranlée», souligne Bruno Retailleau dans un courrier qu’il a adressé à ses collègues. «L’exemple italien montre que ce n’est pas une vue de l’esprit et nous n’avons que trois ans pour renouveler son image.»

Il propose de «replacer le Sénat au coeur de la République et construire une force d’opposition et de proposition crédible afin de préparer l’alternance de 2017».

«Nous devons faire confiance à de nouveaux visages, renouveler nos méthodes de travail et de communication pour donner au Sénat une nouvelle image et mieux faire entendre notre voix», a encore souligné Bruno Retailleau, 53 ans.

«Que l’on devienne la vigie anti-normes»

«Que le Sénat redevienne un grand conseil des territoires», souhaite en outre celui qui est aussi président du conseil général de Vendée. «Ça ne sert à rien d’organiser en fanfare des États généraux de la démocratie locale si c’est pour mépriser les territoires», dit-il en visant une initiative du président du Sénat sortant, Jean-Pierre Bel (PS), et les réformes préparées depuis deux ans. «Il faut sortir régulièrement sur le terrain, que l’on devienne la vigie anti-normes», préconise-t-il.

Enfin, pour Bruno Retailleau, le prochain président du groupe UMP «devra être à l’écart des courants et des querelles qui ont pu marquer le mouvement» et ne pas «être une simple courroie de transmission».

Ancien proche de Philippe de Villiers

Sénateur depuis 2004, Bruno Retailleau était un proche de Philippe de Villiers jusqu’en 2010, date à laquelle il a rompu avec l’ancien homme fort de Vendée à la suite de divergences de vues.