UMP: La rentrée des ambitieux

POLITIQUE Les poids lourds de l’UMP, souvent en campagne, s’affichent dans différents rassemblements politiques de rentrée...

Anne-Laëtitia Béraud

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Alain Juppé (à droite) candidat à la primaire UMP de 2016, lors du campus UMP à La Baule, le 7 septembre 2014.
Alain Juppé (à droite) candidat à la primaire UMP de 2016, lors du campus UMP à La Baule, le 7 septembre 2014. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

La fin de l’été rime avec les «universités» politiques de rentrée. A l’UMP, cela s’est traduit par trois rassemblements régionaux, organisés par les jeunes militants du parti. Après un premier raout au Touquet (Pas-de-Calais), les 30 et 31 août, deux «campus UMP» se sont tenus simultanément ce week-end à Nice (Alpes-Maritimes) et à La Baule (Loire-Atlantique). A l’UMP, qui va où? et pour quel objectif? Eléments de réponses par 20 Minutes.

Les candidats déclarés à la présidence de l’UMP

En pleine campagne pour la tête du parti, qui sera décidée à l’issue d’un vote des adhérents les 29 novembre et 6 décembre, Bruno Le Maire et Hervé Mariton ont fait étape au campus de Nice. Mais seul Hervé Mariton, moins médiatisé que l’ancien ministre de l’Agriculture, a fait le doublé avec le rassemblement de La Baule, dimanche. A la tribune, les deux candidats ont vanté leur projet de «renouveler» l’UMP, après l’ère Jean-François Copé et le scandale Bygmalion.

Nicolas Sarkozy, l’hypothétique candidat à la tête de l’UMP

D’après ses amis, Nicolas Sarkozy réfléchit toujours à un retour en politique… Et à Nice, ville où l’ancien Président a réalisé l’un de ses meilleurs scores en 2012, ses aficionados l’ont vivement pressé de se déclarer à la présidence de l’UMP. Car le temps presse: la date de clôture des candidatures est le 30 septembre. 

«J'appelle ici, à Nice, Nicolas Sarkozy pour qu'il reprenne la direction de notre mouvement», a ainsi déclaré dimanche le député-maire de Nice Christian Estrosi, également secrétaire général des «Amis de Sarkozy». Un message relayé par Nadine Morano et le sénateur Roger Karoutchi, par ailleurs en campagne pour la présidence du groupe UMP au Sénat.

Ceux qui veulent la présidence du Sénat

Les candidats à la présidence du Sénat, qui se jouera le 1er octobre, ont eux aussi fait le déplacement à Nice. Et si l’heure est à la «reconstruction», l’ancien président de la Haute Assemblée Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin n’oublient pas de faire campagne. L’ancien Premier ministre a malicieusement souligné, dimanche sur Twitter, l’absence à Nice du troisième candidat UMP déclaré à la présidence du Sénat, Philippe Marini.

 

Les candidats à la primaire UMP de 2016

Objectif élection présidentielle 2017. Snobant Nice et la grand-messe des sarzkozystes, les deux poids lourds de la primaire de 2016, François Fillon et Alain Juppé, ont préféré La Baule. Alain Juppé, qui s’est déclaré fin août à la primaire à droite en 2016, a délaissé la critique de la gauche pour s’attaquer samedi aux «idées pernicieuses» du Front national, faisant écho à un récent sondage Ifop donnant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle de 2017.

Quant à François Fillon, il a prôné dimanche dans un discours de campagne «le progrès» et le «projet décapant» pour vaincre face à la gauche. «Quant à moi, vous connaissez mon calendrier et vous savez mon objectif… Mais chaque chose en son temps!», a-t-il lancé aux militants.

Un peu isolé parmi les sarkozystes à Nice, le filloniste Eric Ciotti, député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, est venu rappeler lui aussi les convictions de François Fillon, grand rival de Nicolas Sarkozy.