Pour Julien Dray (PS), «le système est à bout de souffle»

POLITIQUE Le vice-président de la région Ile-de-France défend François Hollande, mais plaide pour une VIe République...

20 Minutes avec AFP

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Julien Dray (PS) estime que le score important (48,59%) du Front national, dimanche à une législative partielle dans l'Oise, constitue "une alerte de plus dans une situation de crise et de montée des tensions", dans un entretien mardi au Parisien-Aujourd'hui en France.
Julien Dray (PS) estime que le score important (48,59%) du Front national, dimanche à une législative partielle dans l'Oise, constitue "une alerte de plus dans une situation de crise et de montée des tensions", dans un entretien mardi au Parisien-Aujourd'hui en France. — Lionel Bonaventure AFP

Julien Dray, vice-président PS de la région Ile-de-France, invité du «Grand rendez-vous» iTélé-Europe 1-Le Monde a jugé dimanche a que le «système politique» français était «à bout de souffle» et prôné une réforme constitutionnelle qui donnerait plus de pouvoirs au Parlement.

«On élit un homme tous les cinq ans et on pense que cet homme présidentiel va tout résoudre», ce qui suscite immanquablement selon lui de la «déception». Les hommes politiques, a poursuivi Julien Dray, «sont tous rendus fous» par cette élection présidentielle au suffrage universel qui est «une exception en Europe».

«Je suis pour une VIe République qui donne sa place au parlement, c'est cette question des institutions qui doit être posée», a fait valoir Julien Dray, pour qui «la gauche n'avait pas assez travaillé» avant d'arriver au pouvoir en 2012.

Ami de longue date de François Hollande, il a aussi volé au secours du chef de l'Etat, éreinté par son ex-compagne, Valérie Trierweiler, dans un livre qui connaît un succès sans précédent, récusant l'idée que le Président puisse mépriser les pauvres, comme ancienne compagne l'affirme. «Je n'ai jamais vu François Hollande, en trente ans, mépriser ou employer des formules blessantes à l'égard des pauvres», a-t-il assuré. «Attaquer François Hollande sur des convictions d'homme de gauche n'a aucun intérêt car ce n'est pas vrai.»

Mais, pour lui, «notre problème à nous, ce n'est pas Valérie Trierweiler, c'est le chômage». Le pays n'est pas pour autant «au bord du gouffre», a relevé Julien Dray, qui s'est dit «en colère quand (il voit) certains jouer les apprentis sorciers» et évoquer une dissolution ou la démission de François Hollande.