Démission de Thévenoud: Qui est Matthias Fekl le nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur?

POLTIQUE Proche de DSK, ce franco-allemand est devenu un fidèle de François Hollande...

M.B. avec AFP

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(FILES) -- A file picture taken on January 28, 2014 shows French Socialist Party member of Parliament Matthias Fekl speaking during the session of questions to the government at the National Assembly in Paris. Fekl was appointed French junior minister for Foreign Trade and Promotion on September 4, 2014, replacing Thomas Thevenoud, who was appointed on August 26, 2014 as part of a government reshuffle.  AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA
(FILES) -- A file picture taken on January 28, 2014 shows French Socialist Party member of Parliament Matthias Fekl speaking during the session of questions to the government at the National Assembly in Paris. Fekl was appointed French junior minister for Foreign Trade and Promotion on September 4, 2014, replacing Thomas Thevenoud, who was appointed on August 26, 2014 as part of a government reshuffle. AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA — AFP

La deuxième fois aura été la bonne. Alors que Matthias Fekl aurait bien voulu entrer au gouvernement dès le mois d’avril à la faveur du départ de Jean-Marc Ayrault, cinq mois plus tard cet ancien partisan de Dominique Strauss-Kahn a obtenu son premier maroquin ministériel jeudi à la faveur du départ précipité de Thomas Thévenoud en indélicatesse avec le fisc.

>> Qui est Thomas Thévenoud, très éphémère secrétaire d’Etat au Commerce extérieur?

A 36 ans, devenu un fidèle de François Hollande, il récupère donc le secrétariat d’État au Commerce extérieur. Né à Francfort d’un père allemand et d’une mère française, il a grandi à Berlin avant de rejoindre Paris pour ses études, et a conservé la double nationalité française et allemande.

Pur produit des grandes écoles françaises

Le jeune député élu en 2012 est sorti de l’ombre il y a un an avec l’affaire Cahuzac, l’ex-ministre du Budget étant à l’époque lui-même élu du Lot-et-Garonne. Le premier secrétaire fédéral (depuis novembre 2012) avait dû gérer localement sa succession compliquée.

Ce pur produit des grandes écoles françaises (Normale sup, Sciences Po et ENA), qui a exercé comme magistrat administratif entre 2005 et 2010, maîtrise les rouages politiques: il a été entre 2010 et 2011 directeur de cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président du groupe PS au Sénat, puis son conseiller à la présidence de la Haute assemblée jusqu’en 2012.

Spécialiste des sujets d’immigration

Membre du Parti socialiste depuis 2001, Matthias Fekl a aussi soigné son ancrage local: un temps maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, il s’implante sur une terre proche, devenant adjoint au maire de Marmande de 2008 à 2012. Il est resté conseiller régional d’Aquitaine. Au Parti socialiste, il est secrétaire national à la laïcité, aux institutions et au renouveau démocratique et membre du bureau national. A l’Assemblée, il est membre de la commission des Lois, mais s’y implique peu.

Spécialiste des sujets d’immigration, il a été l’auteur en mai 2013 d’un rapport au Premier ministre, qui préconisait notamment de généraliser les titres de séjour de quatre ans pour faciliter la vie des étrangers et désengorger les préfectures.

Son engagement dans le think tank «A gauche en Europe» à partir de 2003 l’avait rapproché de Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Avec Olivier Ferrand et sa fondation Terra Nova, il avançait dès 2008 l’idée de primaires socialistes.

Initialement pro-DSK, il avait choisi de soutenir François Hollande dans sa candidature à la primaire. Signe qu’il est resté proche de celui-ci devenu président, Matthias Fekl l’a accompagné lors de sa visite d’État aux États-Unis en février dernier.