Démission de Thévenoud: «Une mauvaise nouvelle», pour Najat Vallaud-Belkacem

POLITIQUE «Comment une personne à qui on propose un poste ministériel, qui se sait en délicatesse avec le Fisc, comment peut-on accepter?», a déclaré Bernard Poignant sur Europe 1...

R.L. avec AFP

— 

Fabien Novial, Camille Michelland, Alexandre Marchand AFPTV

Najat Vallaud-Belkacem a qualifié vendredi de «coup dur» la démission pour raisons fiscales du secrétaire d’Etat Thomas Thévenoud, une «mauvaise nouvelle» qui «nourrit la défiance» mais prouve, selon elle, que les règles de transparence adoptées par le gouvernement sont appliquées. «C’est évidemment une très mauvaise nouvelle et on s’en serait bien passé», a réagi la ministre de l’Education nationale vendredi sur RTL.

«Il y a une présomption d’innocence y compris fiscale»

«La seule chose qu’il faut retenir positivement de cette affaire, c’est que les règles que nous avons adoptées sur l’exemplarité, sur la transparence, sur le financement de la vie publique sont appliquées et c’est bien pour cela que Thomas Thévenoud a pris la décision de remettre sa démission», a poursuivi la ministre.

De son côté, Bernard Poignant, ami de François Hollande et conseiller du président de la République a fait part de son incompréhension sur Europe 1 ce matin. «Il y a une chose que je ne comprends pas: Comment une personne à qui on propose un poste ministériel, qui se sait en délicatesse avec le Fisc, comment peut-on accepter? Je ne sais pas répondre à cette question».

«Il n’y a pas de procès d’intention au départ, il y a une présomption d’innocence y compris fiscale. C’est à l’individu, en l’occurrence député, qui a accepté d’être candidat, donc élu, alors qu’il a dit-on des retards, pour le moins, fiscaux, voire des déclarations incomplètes ou non faites. Je n’arrive pas à comprendre comment une personne peut accepter un poste ministériel quand on n’a pas les cuisses propres», a-t-il déclaré.