Livre de Trierweiler : «Une vengeance froide», «une «bombe»... La presse internationale se déchaîne

PEOPLE En Angleterre, en Allemagne ou en Espagne, l’ex-première dame fait aussi parler d’elle avec la publication de son livre Merci pour ce moment…

R.S.

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FILE - In this Sept. 3, 2013 file photo, French president Francois Hollande and his companion Valerie Trierweiler wait for German President Joachim Gauckand, at the Elysee Palace, in Paris. Trierweiler' s book "Merci pour ce moment" (Thanks for this moment) relates her life at the presidential palace and will go on sale Thursday.  (AP Photo/Jacques Brinon, File)/PAR107/649826630427/SEPT 3, 2013 FILE PHOTO/1409031110
FILE - In this Sept. 3, 2013 file photo, French president Francois Hollande and his companion Valerie Trierweiler wait for German President Joachim Gauckand, at the Elysee Palace, in Paris. Trierweiler' s book "Merci pour ce moment" (Thanks for this moment) relates her life at the presidential palace and will go on sale Thursday. (AP Photo/Jacques Brinon, File)/PAR107/649826630427/SEPT 3, 2013 FILE PHOTO/1409031110 — Jacques Brinon/AP/SIPA

Un jour peut-être, le livre de Valérie Trierweiler sera traduit dans toutes les langues et lu à travers le monde. En attendant, nos voisins se contentent de l’analyse de leurs correspondants en France ou de leurs éditorialistes pour se faire une idée du contenu de Merci pour ce moment, paru jeudi matin dans les librairies françaises.

En Angleterre, où la vie privée des politiques est largement disséquée, on observe avec ironie «l’onde de choc» qui touche désormais la France. Le Daily Mail, tout en finesse, titre son article «Rottweiler bites back», comprenez le «Rottweiler mord encore», en reprenant le surnom dont l’ex-First Lady était affublée par ses détracteurs. Selon le tabloïd britannique, François Hollande «a été humilié par son ancienne compagne», qui le dépeint «comme un hypocrite.» L’hebdomadaire The Economist évoque un livre qui «se lit comme un de ces films français d’art et d’essai au sujet d’une séparation théâtrale», tout en dénonçant des «détails affligeants».

Pragmatique New York Times

De son côté, le Guardian titre, lui, son article sur la «tentative de suicide» de Valérie Trierweiler, même si celle-ci n’emploie pas ce terme dans son livre. Elle raconte qu’elle a tenté d’ingérer une grande quantité de somnifères dans sa salle de bain, lorsqu’elle a appris la liaison de son compagnon avec l’actrice Julie Gayet. François Hollande l’en aurait empêché ce qui est longuement détaillé dans le quotidien.

Aux Etats-Unis, le New York Times décrit «une journaliste tombée sous le charme de François Hollande, un homme jovial, politicien de gauche ingrat qui ne semblait guère taillé pour la fonction présidentielle.» Le quotidien souligne tous les problèmes de cette relation entre conjoints non mariés: «Comment voyager ensemble dans des endroits comme l’Arabie saoudite, par exemple, où la cohabitation hors mariage n’est pas acceptée?»

« Un livre poison»

En Allemagne, le Frankfurter Allegemeine Zeitung opte pour un angle d’attaque totalement différent: l’impression du livre, qui a eu lieu dans le plus grand secret… en Allemagne. Le quotidien utilise même le terme «d’impression clandestine» pour évoquer cette «bombe». Cette opération secrète «arrive au moment le moins opportun pour François Hollande», estime de son côté Die Welt, rappelant que «le président français semble impuissant face à la crise économique au taux record du chômage».

Pour El Pais, il s’agit là clairement d’une «d’un livre vengeance» qui plonge la France «dans une tragi-comédie politique sentimentale.» Le journal espagnol souligne aussi la stratégie «marketing» autour du livre, avec une date de sortie cachée jusqu’au dernier moment et quelques extraits distillés dans Paris-Match. Enfin en Italie, la Stampa parle d’un «livre poison», «d’une action de vengeance froide, conçue avec une précision chirurgicale.» Parole d’un quotidien habitué aux histoires de tromperies de son ex-chef d’Etat.