VIDEO. Le gouvernement Valls II est-il de droite?

POLITIQUE Les récentes déclarations sur les 35 heures ou le contrôle des chômeurs entraînent un brouillage idéologique...  

Thibaut Le Gal avec Thomas Lemoine (Vidéo)

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Le Premier ministre Manuel Valls applaudi par Pierre Gattaz à l'université d'été du Medef le 27 septembre 2014 à Jouy-en-Josas
Le Premier ministre Manuel Valls applaudi par Pierre Gattaz à l'université d'été du Medef le 27 septembre 2014 à Jouy-en-Josas — Eric Piermont AFP

«Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup», lâchait Martine Aubry lors d’un débat face à François Hollande pour être le candidat à l’élection présidentielle 2012. Aujourd’hui, difficile de définir la ligne politique du gouvernement Valls II.

35 heures, contrôle des chômeurs, encadrement des loyers, travail dominical, amour de l’entreprise… Les ministres socialistes s’attaquent à des sujets longtemps tabous dans le camp socialiste et souvent entendues dans la bouche de l’opposition.


Le gouvernement est-il de droite? par 20Minutes

«Historiquement, le socialisme français des années 1990 s’est battu au sein de l’international socialiste contre la politique de Tony Blair ou de Gerhard Schröder au nom de l’antilibéralisme», explique le politologue Gérard Grunberg. Le social libéralisme, c’est la droite pour une partie des socialistes français. Il est donc très compliqué idéologiquement d’accepter cette idée».

La droite embarassée

A droite, l’UMP est embarrassée de se voir piétinée sur ses plates-bandes. «Le problème de l’UMP n’est pas Nicolas Sarkozy. C’est que Manuel Valls mène une politique que nous aurions dû mener et que nous soutenons», concédait mardi l’eurodéputé UMP Alain Lamassoure.

Même si le Premier ministre incarne depuis longtemps cette tradition libérale au sein du camp socialiste, «le cap a été franchi par Hollande quand il a évoqué la politique de l’offre, précise Gérard Grunberg. Il reste une composante sociale-démocrate car contrairement aux vrais sociaux libéraux, l’Etat reste un fondement de l’équilibre social et politique, et Hollande souhaite garder un rôle aux partenaires sociaux». Ni trop à droite, plus trop à gauche, l’exécutif ne flirterait-il pas avec le centrisme?