VIDEOS. Contrôles des chômeurs: Les propos de Rebsamen ne sont pas «pertinents» pour le patron du PS

REACTIONS Au sein du PS, les propos du ministre du Travail divisent tandis que la droite les applaudit…

M.B.
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Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, à Solferino, le 1er juillet 2014.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, à Solferino, le 1er juillet 2014. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

François Rebsamen sait faire parler de lui. En demandant ce mardi, sur iTélé, à Pôle Emploi de «renforcer les contrôles» pour vérifier que les chômeurs «cherchent bien un emploi», estimant qu’une «sanction» est nécessaire dans le cas contraire, le ministre du Travail suscite une grosse polémique.


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Si François Hollande l'a éludée lors d’une visite de rentrée dans un collège de Seine-Saint-Denis, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis a estimé cet après-midi que «les annonces faites sur d’autres sujets, en particulier sur le contrôle des chômeurs, brouillent le message présidentiel, et nous le regrettons. Ces annonces ne sont pas non plus pertinentes: si les abus peuvent être recensés, on ne peut réduire notre politique à ce but.»

Une prise de position qui vise à rassurer certains membres du PS, vent debout après les déclarations de François Rebsamen comme Gérard Filoche, membre du bureau national.

Le PS devrait d’ailleurs discuter des propos de François Rebsamen dès ce mardi soir.

D’autant plus qu’en 2005, le PS avait critiqué la décision du gouvernement Villepin de renforcer le contrôle des chômeurs en 2005.

 

Dans tous les cas, les propos du ministre du Travail donnent du grain à moudre aux frondeurs. Plusieurs ont déjà réagi sur Twitter comme la députée PS du Doubs et Jérôme Guedj, le président du Conseil général de l’Essonne.

Chez les Verts, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’EELV, s’est exprimée

 

A l’image du du PCF et du MRC (chevènementiste), le parti de gauche estime dans un communiqué qu’«il est temps d’en finir avec la culpabilisation des chômeurs et avec le mythe d’un chômage volontaire. Les Français veulent un travail et un salaire digne. C’est le gouvernement, dans sa soumission aux actionnaires et à leurs injonctions, qui les en empêche.»

Et chez les syndicats, c’est une levée de boucliers contre le ministre. Eric Aubin, membre de la direction de la CGT chargé de l’emploi, a lui accusé le gouvernement d’avoir trouvé comme «seule solution» au chômage de «sanctionner les chômeurs». De son côté, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, s’est dit «atterré» par des propos qualifiés de «scandaleux». «Ma pensée va aux gens que je connais, jeunes et moins jeunes, qui cherchent du boulot désespérément et attendent des responsables politiques et du patronat des solutions en termes d’emploi et se voient stigmatisés», a ajouté le leader de la CFDT. Le syndicat Force ouvrière s’est dit «abasourdi». Ce sont des propos qui «stigmatisent» les chômeurs, a déclaré Stéphane Lardy, le secrétaire de FO chargé de l’emploi.

A l’inverse, à l’UMP, on salue le discours de François Rebsamen, un proche de François Hollande et ancien membre de la Ligue communiste révolutionnaire.

 

 


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