VIDEO. Cohabitation ? Pour Marine Le Pen, Hollande «se soumettra ou se démettra»

POLITIQUE  La présidente du Front national se dit prête à entrer à Matignon en cas de cohabitation…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du Front National, le 30 août à Brachay (haute-Marne)
Marine Le Pen, présidente du Front National, le 30 août à Brachay (haute-Marne) — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

La présidente du Front national, Marine Le Pen, s'est de nouveau dite prête à gouverner en cas de cohabitation avec François Hollande qui «se soumettra ou se démettra» et, s'il reste à l'Elysée, «inaugurera» car «il fait ça très bien».

«C'est la Ve république. Elle est ainsi faite que la cohabitation est possible. Je gouvernerai, je mènerai la politique que les Français attendent, ce sera un bras de fer probablement terrible avec François Hollande», a déclaré Marine Le Pen mardi sur France Info.

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Quant au chef de l'État, «il inaugurera, il commémorera, il fait ça très bien. Et moi je déterminerai et je conduirai la politique de la nation avec le gouvernement que les Français auront décidé. Il se soumettra ou il se démettra !», a poursuivi la présidente du FN.

«Tactique politicienne» de l'UMP

Marine Le Pen a jugé «inadmissible» la «tactique politicienne» de l'UMP, officiellement réticente à une éventuelle cohabitation : «ils ne veulent pas accepter les responsabilités que les Français leur donneraient ? C'est impossible d'admettre cela. A quel motif d'ailleurs ? Au motif qu'ils mèneraient exactement la même politique que François Hollande ? Qu'ils n'arriveraient même pas à trouver dans leurs rangs un type plus ultra-libéral que Emmanuel Macron pour le mettre au ministère de l'Économie ?».

«Les résultats des législatives, même si elles étaient anticipées, pourraient être une grosse surprise pour les élites». «Dans un scrutin majoritaire à deux tours, je pense que le Front national pourrait être présent quasiment partout contre un UMP ou contre un socialiste», a assuré la présidente du FN.

«Desserrer l'étau imposé par l'Union européenne» 

Quelle serait sa première mesure en arrivant à Matignon ? «Déjà on va avoir la joie de voir partir Emmanuel Macron, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem», a rétorqué Marine Le Pen.

Ensuite, «La première mesure d'urgence est de desserrer l'étau imposé par l'Union européenne sur l'économie française, redonner des marges. Mais il y a aussi beaucoup de choses à faire en matière de sécurité. Je vois bien que ça n'intéresse plus les médias mais il y a une explosion absolue de l'insécurité dans nos villes et nos campagnes, auquel le laxisme de Christiane Taubira est une hormone de croissance ou de bouturage.»