EN DIRECT. Université d'été du PS, jour 3: Manuel Valls va parler aux militants «avec le coeur»... Record de participation à La Rochelle...

LIVE - Le discours du Premier ministre est très attendu....

Maud Pierron

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Dernier jour à La Rochelle pour les socialistes. Une fois encore, ils ont étalé leurs divergences - de fond surtout - quelques jours après le remaniement...

13h38
Ce live est désormais terminé, merci à tous de l'avoir suivi.
 
13h30

13h30: Après le discours de Manuel Valls, on a entendu beaucoup de «faut reconnaître qu'il est fort  Manuel Valls», rapporte notre journaliste présente sur place. Un jeune, lui, l'a trouvé «horrible» et a passé son temps à  le siffler.
 

13h07
13h05: Fin du discours, les responsables socialistes rejoignent Valls à la tribune et entonnent une marseillaise
13h06

13h06:  "La gauche en France, elle n'est pas arrivée au pouvoir par effraction, la gauche celle qui gouverne, c'est réformer". Le Premier ministre ajoute "je sais quelle est ma mission". "Nos valeurs nos ambitions, nos valeurs, nos exigences ne changent pas. Il n'y a ni virage, ni tournant, il y a une ligne, celle de la vérité, de la réforme, de l'éfficacité", assure-t-il. "Il faut rétablir la confiance, rien ne se fera sans vous, sans nous les socialistes".
"J'ai besoin, nous avons besoins de vous. En avant, relevons la tête, soyons fiers de nous mêmes. Les Français ont envie d'y croire, ont envie d'un espoir, qu'un lendemain meilleur existe. Vive la gauche, vie la République, vive la France"

13h01
12h58: "J'aime les socialistes"
Il rappelle n'avoir jamais manqué une université d'été. "Je connais les débats qui peuvent agiter notre parti", expliquant y avoir participé lorsqu'il était député. "C'est pour toutes ces débats que j'aime les socialistes", lance-t-il.  Il rappelle son parcours de Rocard à Jospin. Il salue la démarche des états généraux, "elle sera utile au PS, à la gauche, elle sera utile à la France"
12h58
12h58: Valls parle d'un ministre qui a été beaucoup critiqué. La salle pense qu'il parle d'Emmanuel Macron et le fond se met à huer...  "J'aimerais que la République sache reconnaître les compétences, le talent" et parle de la "premier femme nommée à l'Education", donc de Najat Vallaud-Belkacem. Tonerres d'applaudissements, ce qui fait dire au Premier ministre:
"ça apprendra quelques un à me laisser finir mes phrases pour applaudier Najat Vallaud-Belkacem". Il a également un mot pour Benoît Hamon.
12h55

12h55: "Aucun Français ne rêve de vivre des minimas sociaux". "L'emploi l'emploi, l'emploi, il sera au coeur des prochains rendez-vous", explique Manuel Valls. "Retrouvons et faisons vivre pleinement cette belle idée d'égalité.", ajoute-t-il, parlant de la loi Santé, de "l'école de la République".

12h52
12h50: Passage très appaludi sur l'égalité des droits: "Il est révoltant que certains s'accordent  des dividendes et des bonus indécents quand tant de gens sont au chômage. Tout aussi inadmissible que lorsque certains travaillent dur pour gagner peu, d'autres puissent aussi facilement se dérober à leur responsabilité de citoyens. Dans la République, il n'y a pas deux poids deux mesures, pas de citoyens de seconde zone. Il y a une loi qui doit s'appliquer à tous",
12h48

12h47: "Nous devons soutenir le chef de l'Etat" qui incarne cette politique, surtout "face à une droite inconséquente". "Il mérite notre affection, notre loyauté, notre soutien. Car c'est grâce à lui que nous pouvons assumer des responsabilités", "c'est notre devoir d'être à ses côtés", dit-il alors que la salle est debout. "Dans les moments de doute, il faut savoir se rassembler sur l'essentiel, réaffirmer les grands principes, et un des grands principes de la gauche, c'est la lutte contre les inégalités".

12h46
12h45: Valls estime qu'il "faut renouer avec les symboles républicains, "notre drapeau, notre devise, notre hymne, notre fête nationale". Mais aussi des valeurs de la France. "Elles sont plus que jamais indispensables".
12h44

Le Premier ministre défend la laïcité, "une chance pour la France". "La laïcité, c'est notre richesse, notre bien commun", défend-il. "Cette politique de citoyenneté, je l'appelle de mes voeux, nous devons l'engager, les Français l'attendent. Les Français ont besoin que  soit réaffirmée une communauté de valeurs. Ils ont besoin que soit restaurée l'autorité et les règles car sans ordre républicain, ce sont toujours les plus faibles qui souffrent".

12h42

12h42: "S'il y a reconquête au PS, il faut se tourner vers cette jeunesse, vers ces quartiers populaires", demande Valls. Il veut la fin "des discriminations, de toutes les discriminations". "Nous devons pleinement renouer avec la promesse de François Hollande que la jeunesse soit la base du quinquennat", "nous devons adresser un message à cette jeunesse qui n'est pas un  problème pour la France mais un atout considérable", lance-t-il. Succès assuré dans la salle.

12h39
12h40 "Beaucoup de Français ont perdu de vue ce qui les unit. Je veux que tous les enfants de France soient fiers de leur pays". "Si certains tournent le dos à la République, c'est aussi parce que la République n'a pas su et ne saut plus tenir ses promesses", explique-t-il. "Il faut savoir ouvrir les yeux", dit-il.
12h37
12h34: "Pour se renforcer, la France doit redresser son écnomie, mais elle doit savoir aussi se retrouver pleinement", lance Manuel Valls, parlant d'un "pays traversé par de nombreuses fractures économiques, sociales, culturelles, géographiques, identitaires". Il évoque les actes antisémites, homophobes, anti-musulmans et anti-chrétiens. "Il y a la radicalisation qui pousse des Franças à aller mener le djihad", "la radicalisation c'est un grand danger que beaucoup exploitent", s'inquiète Manuel Valls.
12h33
12h29: Manuel Valls aborde le thème de la relance en Europe
"Ce que nous attendons de l'Europe, c'est un engagement puissant pour la croissance et l'emploi". "L'investissement au niveau européen est à un niveau trop bas" mais "les choses bougent"," la politique monétaire a commencé à changer", assure-t-il. "Tous les pays doivent prendre leurs responsabilités".
12h29

12h28: La pression des impôts est devenue "insupportable", reconnaît Valls, rappelant les gestes fait par le gouvernement pour y remédier.

12h28
12h27: "S'il y a une confrontation à avoir, un débat à avoir, c'est pas au sein du PS, au sein de la gauche, mais avec la droite"
12h26
12h25: "Nous ne faisons pas l'austérité", martèle Valls
Le Premier ministre liste les "différences entre la gauche et la droite". "Quand nous créons 60.000 postes dans l'Education national,e, quand nous créons des postes de policiers, quand nous augmentons le RSA, nous ne faisons pas d'austérité". "Il faut expliquer, valoriser ce que nous faisons. Soyons fiers de ce que nous engageons", lance-t-il. "Ne caricaturons pas nous-mêmes notre action"
12h24

12h24: "Une de nos premières priorités, c'est réduire les déficits. Car tant qu enous vivront au dessus de nos moyens, nous courrons le risque d'être à la mercu des marchés financiers". Mais "il faut adapter le rythme de la réduction des déficits à la la situation économique, au niveau de croissance", assure-t-il

12h22

12h22: "Réformer, c'est ne pas aller en arrière. Je ne veux pas de faux débats: il n'y aura pas de remise en cause des 35h", dit-il, provoquant là des applaudissements de toute la salle. "Nous devons nous attaquer avec pragmatisme à tout ce qui entrave notre économie", "casser les rentes de certaines professions", lance-t-il. Et pour ça "je veux remercier Arnaud Montebourg".

12h19

"J'assume que la gauche fasse le nécessaire pour renforcer l'économie et donc les entreprises", dit-il s'attirant encore des sifflets. "Qu'il y ait quelques sifflets sur l'idée de soutenir les entreprises, quel message adressez vous aux Français?", répond Valls à la tribune. Il en appelle à "la responsabilité

12h16
12h16: Valls parle du pacte de responsabilité, s'attirant aussi les huées d'une partie de la salle
12h15
"Le sens de l'Etat appelle la  maîtrise de soi, lamaîtrise collective aussi", lance Valls, alors que la fond de la salle le hue. A la tribune Valls ne cède rien et continue. Pendant deux trois minutes; ça hue mais ça applaudit aussi.
12h13
12h11: Valls parle de la "colère sourde" des Français. "Je comprends que beaucoup de nos compatriotes, y compris dans nos rangs, s'interrogent. Qu'au sein du parti, il y ait des interrogations, des débats, c'est normal, c'est sain". "J'aime le débat", assure-t-il, s'attirant les applaudissements de la salle.  Mais "faisons attention au choix des mots, à nos comportement. Respectons nous! Soyons exemplaires. Les Français nous regardent"
12h10
12h07: Valls évoque "la très grande responsabilité" de gouverner la France. "Elle est d'autant plus grande que nous gouvernons dans une situation particulièrement grave". Lui aussi balaie toutes les menaces internationales: Ebola, Ukraine, Syrie, Irak, etc., mais parle aussi de la crise économique et sociale. Il y a "une crise moins visible, plus sournoise: une crise morale, une crise d'identité, une crise de confiance", explique le Premie rministre. "La gravité dui moment nous intime l'ordre de nous hisser  à la hauteur des enjeux", lance-t-il. "Oui nous gouvernons dans un moment difficle. Notre premier devoir, c'est de l'assumer avec lucidité".
12h07
12h06: "Il parle de la capacité à se retrouver pour se parler, réinventer l'avenir"
12h05
12h03: Il commence par une anecdore "personnelle" qu'il veut partager: les obsèques de Christian Bourquin, le président de la région Languedoc-Roussilon. S'il parle de ça, c'est parce que "ce qui fait une famille, c'est une histoire partagée, la solidité des liences. C'est la capacité à se rassembler car ce qui nous unit doit être plus fort", explique-t-il
12h03

12h02: Valls commence par avoir un mot pour le drame d'Aulnay-sous-bois, où un immeuible s'est effondré, voulant adresser "un message de solidarité"

12h02
12h01: Valls arrive à la tribune, un peu chahuté par des frondeurs
Qui scandent "vive la gauche" du nom du mouvement des frondeurs
12h01
11h59: "Soyens fiers d'être socialistes. J'aime le Parti socialiste"
Et hop, applaudissements de la salle. Cambadélis prépare l'ambiance pour l'arrivée de Manuel Valls. "Réinventons nous, vive la République et vive la gauche". La salle est debout et commence à entonner "tous ensemble tous ensemble, socialistes!"
 
11h59

11h57: 'Il nous faut retrouver le chemin de l'utopie, de l'égalité réelle" et ensuite "bâtir une alliance progressiste". "Le nouveau progressiste est de gauche, d'une gauche de gauche", assure-t-il. Il veut une "France qui modèle le monde, sans prétention mais sans lâcheté", explique-t-il, en définissant son "nouveau progressisme". Il n'y a pas de France éternelle, il n'y a qu'une France qui se réinvente éternellement"

11h54
11h53: "Nicolas Sarkozy va revenir"
"La rupture du Front républicain par la droite" sera dramatique. "Ce ne sera pas la drôle de guerre mais la drôle de crise". "L'UMP est en voie de décomposition", tance-t-il, ciblant notamment Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkzy va revenir. Il est déjà de retour, il est là. Il se veut sans passé ni programme. Il croit que la conjoncture est bonapartiste. Il espère "revenir pour taire les affaires". "Mais les Français ne veulent pas son retour". "Il n'y a pas de base bonapartiste  mais il y a une base pour le national-socialisme". Il met donc en garde la gauche qui cherche des ennemis en son sein.
11h50
11h49: "Notre monde politique connait aussi des bouleversements"
Petit cours de science politique de Cambadélis. La gauche est dans une mauvaise posture. La Ve République, c'était le bipartisme d'abord. Aujourd'hui, nous assistons à la disparition du bipartisme", avec l'irruption du FN. La faute "au recul historique de toute la gauche" pendant que "le FN s'installe dans les collectivités".
11h48
11h45: "Il ne faut pas que le PS soit dans le mi-mi, mi figue mi raisin"
Il doit travailler totalement pour renouveller son logiciel, explique-t-il.
 
11h44
11h41: "Je ne suis pas pour la confrontation" avec l'Allemagne
Bon, un peu quand même quand on voit comment, depuis vendredi, il tape sur les conservateurs allemands. "Je ne suis pas pour la confrontation mais pour la coalition" avec les autres socialistes européens, explique-t-il
11h41
11h38: "Depuis quelques temps, l'Allemagne nous parle mal"
"L'Europe doit le reconnaître, c'est la France qui porte l'Europe", lance-t-il. Il commence à s'attaquer à l'Allemagne. "Depuis quelques temps, l'Allemagne nous parle mal", tance-t-il, rappelant l'histoire du couple franco-allemand et les "mains tendues" à l'Allemagne lorsqu'elle en avait besoin, le fait qu'elle a "laissé filer les déficits" pour faire les réformes Schröder. "C'est pourquoi nous sommes blessés" quand les conservateurs allemands.  Il rappelle que Merkel a réclamé des "véritables réformes" en France. "Ces mots sont véritablement inamicaux. On ne parle pas comme ça à la France"
11h38
11h37
 
11h37
11h34: Cambadélis plombe la salle
Changement climatique, menace terroriste, crise financière, fin de la domination de l'occident... Camabadélis liste tout ce qui a changé dans le monde depuis trente ans. Et franchement, y'a de quoi plomber la salle, surtout avec la voix grave de Cambadélis. "L'Ukraine, c'est la guerre en Europe", ajoute-t-il en commençant à parler de l'Europe.
11h32
11h31: ça devrait pas trop mal se passer pour Manuel Valls, le PS a pris ses précautions
 
11h30
11h28: "Voilà le danger: une gauche vide d'espoir emiettée"
"Si nous ne nous réinventons pas, alors nous vivrons d'autres épisodes de crises". "Le PS doit rester un parti de débats et réussir au gouvernement", explique-t-il. "Nous allons nous relever, avancer, réussir", asusre-t-il. "Nous n'avons pas compris que le changement doit commencer par nous-mêmes"
 
11h27
11h25: Camabadélis fait applaudir la ministre de l'Education, objet de critique "parcelle qu'elle s'appelle Najat Vallaud-Belkacem"
11h25
11h24: "Quand juppé parle de politique, il pense dissolution, c’est son péché mignon"
Cambadélis explique que pour la droite, la gauche est "toujours illégitime". Et "quand juppé parle de politique, il pense dissolution, c’est son péché mignon"
 
11h24
11h20:«Redresser la gauche pour redresser la France»...
Dans le pays, «la haine on l’assume, on l’affiche»,  constate le premier secrétaire. «Cette bataille des idées semble aujourd’hui perdue. A nous de relever le gant, de travailler pour donner du sens». Le «défi de l’histoire: changer la gauche pour changer la France, redresser la gauche pour redresser la France".
 
11h17
11h15: "Il faut dire les choses", lance Cambadélis
Dire ce qui ne va pas en France, que le pays doit changer. "Dire les choses, comme la charité, cela commence par soi-même". Alors "disons nous les choses comme j'aime le faire, fermement mais calmement", dit-il. Il parle des défaite aux municipales et aux européennes. "Nos concitoyens même s'ils ne sont pas hostiles, ne votent plus pour nous", rappelle-t-il. "Le chômage de masse, tout par de là", explique-t-il.
11h15
11h12:
 
11h11
11h10: Cambadélis annonce que le record de participation est battu
Il y a plus de 4.000 militants. "J'ai une petite idée de ce ce à quoi c'est dû", lance-t-il, faisant rire la salle. Il salue les "studieux ministres, "les nouveaux" et les "anciens".
11h09
11h08: "Vive la gauche, vive la gauche"
Après le discours de Laura Slimani, une partie de la salle scande "vive la gauche, vive la gauche!"... Or, c'est le nom du collectif des frondeurs. Ce qui promet peut-être un accueil chaud du Premier ministre...
11h08

11h05: Valls applaudi par les militants à son arrivée dans la salle
Manuel Valls a été applaudi par des militants socialistes scandant "Tous ensemble, tous ensemble, socialistes !" dimanche à son arrivée sur le site de l'université d'été du PS à La Rochelle, dont il doit prononcer le discours de clôture.

Arrivé discrètement à l'espace Encan en compagnie du premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, le Premier ministre a traversé en musique la salle plénière en saluant les militants qui agitaient des fanions. Beaucoup scandaient "Tous ensemble, tous ensemble, socialistes !"

11h07

11h04: Laura Slimani fait applaudir l'encadrement des loyers
Une mesure quasi abandonnée par Manuel Valls vendredi... La présidente du MJS rappelle tous les marqueurs de la gauche, l'augmentation du SMIC, les 35 heures etc... La gauche 'celle qui aime les entreprises mais aussi les ouvriers", lance-t-elle à une salle surchauffée dans une nouvelle allusion à Manuel Valls.