Bernard Cazeneuve: «Il faut la fermer et redresser la France»

GOUVERNEMENT «Les Français attendent de nous que l'on gouverne, pas que l'on s'écharpe», dit le ministre de l'Intérieur...

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 2 août 2014 à Paris
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 2 août 2014 à Paris — DOMINIQUE FAGET AFP

Le ministre de l'Intérieur a estimé dimanche que le gouvernement n'est pas une «instance de débat» et pour lui désormais, «il faut la fermer et redresser la France.»

«Le gouvernement n'est pas une instance de débat, mais une instance exécutive d'une politique fixée par le président et son Premier ministre. Soit on part, soit on se tait! La politique n'est pas un théâtre d'ombres ou de boulevard!», déclare Bernard Cazeneuve dans un entretien au Journal du Dimanche. Et de lancer: «Il faut la fermer et redresser la France, c'est-à-dire faire le job».

«Il n'y a pas de crise de régime, il y a une simple crise de comportement»

«Les Français attendent de nous que l'on gouverne, pas que l'on s'écharpe», rappelle le ministre de l'Intérieur, alors que se tient actuellement l'Université d'été du PS à La Rochelle. Ce dernier se dit «effondré» quand il «entend ceux qui spéculent sur la République, ceux qui, comme Marine Le Pen et une partie de la droite, mais aussi certains à gauche, n'hésitent pas à jouer avec les principes et les valeurs de la République.»

Concernant le départ du gouvernement d'Arnaud Montebourg, ex-ministre de l'Economie, Bernard Cazeneuve souligne : «Arnaud est un talent obéré par son tempérament... Quand le tempérament altère le talent, c'est dommage. Le sens de l'Etat appelle de la maîtrise.» Enfin, pour le ministre de l'Intérieur, «il n'y a pas de crise de régime, il y a une simple crise de comportement.»