Affaire Bygmalion: «Si on m'exclut de l'UMP, je parlerai», menace Jérôme Lavrilleux

ENQUETE L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé qui est sous le coup d’une suspension par l’UMP se dit «déterminé à aller jusqu’au bout» pour contester la procédure d’exclusion lancée contre lui fin juin...

20 Minutes avec AFP

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01 Juillet 2014 Strasbourg -Jerome Lavrilleux a pris place dans l'hemicycle du Parlement Europeen a Strasbourg
01 Juillet 2014 Strasbourg -Jerome Lavrilleux a pris place dans l'hemicycle du Parlement Europeen a Strasbourg — G. Varela \ 20 Minutes

Jérôme Lavrilleux, menacé d’être exclu de l’UMP en raison de son implication dans l’affaire Bygmalion, a averti que s’il était exclu il «parlerait», dans un entretien avec Le Parisien vendredi.

«Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai», avertit Jérôme Lavrilleux. Et de poursuivre sur le même ton: «si on m’exclut de l’UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J’ai déjà pris plusieurs avocats.»

L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé qui est sous le coup d’une suspension par l’UMP se dit «déterminé à aller jusqu’au bout» pour contester la procédure d’exclusion lancée contre lui fin juin. Il a obtenu le report de la commission des recours qui aurait dû statuer aujourd’hui sur son cas, selon le quotidien.

Il n’a pas été mis en examen

«Je suis en vacances. Je ne vois pas pourquoi je les annulerais pour répondre à une convocation qui m’a été envoyée au tout dernier moment. Et puis avant d’être entendu, j’aimerais bien qu’on me fasse parvenir le dossier fondant les motifs de mon exclusion. Curieusement, on ne me l’envoie pas. Tout simplement parce qu’il n’existe pas», explique-t-il au journal.

Et de rappeler qu’à ce jour, il «n’a pas été poursuivi par la justice, n’a pas été mis en examen et encore moins été condamné… contrairement à d’autres qui ont toujours leur carte à l’UMP.» Pour lui, «la sagesse serait simplement qu’on oublie toute cette procédure.»

Ses aveux du mois de mai le poursuivent

Jérôme Lavrilleux qui était aussi directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, avait reconnu le 26 mai, en direct sur le plateau de BFM TV, gorge serrée et larmes aux yeux, que la campagne avait donné lieu à «un dérapage sur le nombre» de meetings et qu’un système occulte avait été mis en place pour éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne, soit environ 22,5 millions d’euros.

Ce système consistait pour la filiale de Bygmalion, Event and Cie, à facturer indûment à l’UMP des dépenses qui auraient dû entrer dans le compte de campagne de Nicolas Sarkozy, pour 10 à 11 millions d’euros, selon l’avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve, et Jérôme Lavrilleux qui a été placé en garde à vue pour cette affaire.