Remaniement: Bayrou préconise la dissolution... Juppé salue «le changement de cap»...

LIVE Ils seront au total 33 -deux de plus que la précédente équipe- dont six nouveaux membres (deux ministres et quatre secrétaires d'Etat), à se réunir à 10h à l'Elysée pour le Conseil hebdomadaire, après les traditionnelles passations de pouvoir...

Delphine Bancaud, William Molinié

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Manuel Valls arrivant à Matignon le 26 aout 2014
Manuel Valls arrivant à Matignon le 26 aout 2014 — Thomas Samson AFP
20h48

C'est la fin de ce live. Merci de l'avoir suivi.

20h45
Ce qu’il faut retenir de la journée:

-Les passations de pouvoir: L’accolade chaleureuse entre Montebourg et Macron, l’émotion de Najat Vallaud-Belkacem.

-Le premier conseil des Ministres: François Hollande a exhorté les membres du gouvernement Valls II à «préparer l’avenir au-delà de (leurs) mandats» et à ne pas «jouer individuel»

-François Fillon veut un «retour au peuple», François Bayrou et 63% des Français pour la dissolution de l'Assemblée nationale. Alain Juppé salue le changement de cap.
19h54

19h53: François Bayrou préconise «la dissolution de l'Assemble nationale»

«La dissolution c'est la sortie de crise que prévoit nos institutions», a déclaré M. Bayrou sur i-télé. «Il y a trois voies possibles: un référendum (..) qui permettrait au pays de se prononcer sur les points fondamentaux de la politique. (..). Je ne crois pas que François Hollande s'y risquera», a poursuivi le maire de Pau.

«La deuxième c'est la démission, je crois qu'il ne le fera pas (..), et donc il ne reste qu'une solution, la dissolution de l'Assemblée nationale: on revient devant le pays pour rebattre les cartes et rendre aux citoyens leur liberté de choix», a-t-il dit.

«Ce qui risque manquer au gouvernement, c'est le le soutien de l'opinion et le soutien d'une majorité», a encore dit M. Bayrou. «Les affrontements internes sont très vifs, très importants, très haineux, et ce sont des affrontements sur le fond: c'est-à-dire qu'il n'y plus aujourd'hui une majorité, une gauche, il y a deux gauches qui sont en guerre l'une avec l'autre, une guerre des deux gauches (..) qui va constituer le talon d'Achille du gouvernement».

19h07
19h05: Près de deux tiers des Français seraient mécontents du gouvernement Valls II
 

Prés des deux tiers des Français se déclarent mécontents de la composition du gouvernement et la moitié d'entre eux (51%) sont insatisfaits de la reconduction de Manuel Valls à Matignon, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud-Radio diffusé mercredi.

A l'opposé, 37% affirment qu'ils sont satisfaits de la composition du nouveau gouvernement, et 49% par la reconduction du Premier ministre.

Par ailleurs, 31% des répondants «regrettent» le départ du gouvernement d'Arnaud Montebourg, contre 60% qui ne le regrettent pas, et 9% qui «ne le connaissent pas suffisamment». Seuls les sympathisants du Front de gauche sont majoritaires à le regretter (59%). Benoît Hamon est regretté par 20% des personnes interrogées et Aurélie Filipetti par 19%.

Les Français sont partagés sur le passage de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'Education nationale (41% satisfaits, 43% mécontents), ainsi que sur la nomination d'Emmanuel Macron (28% satisfaits, 30% mécontents, 42% ne le connaissant pas suffisamment).

19h01

19h00: Juppé salue «le changement de cap» du gouvernement

Le maire de Bordeaux UMP Alain Juppé a estimé mercredi, à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas que «dans les orientations générales tracées par le Premier ministre» dans son discours de l'après-midi, «il y a un changement de cap déjà amorcé par le président de la République au début de cette année avec le pacte de responsabilité qui va dans la bonne direction».

«Vous avez assisté à une grande déclaration d'amour» de la part de Manuel Valls. «C'est très difficile d'y résister, et si j'ai bien compris, vous n'y avez pas résisté.»

«Je mesurerai ma confiance à l'aune non pas des déclarations d'intentions mais à l'aune des actes (...) et des résultats, donc on verra... Bonne chance!», a lancé l'ancien Premier ministre.

18h44
18h38: 56 % des Français approuveraient l’éviction de Montebourg

Selon un sondage CSA pour BFMTV, 56 % des Français approuveraient la décision de Manuel Valls et François Hollande. Au sein du Parti socialiste, ils seraient 73 %, soit plus que les sympathisants écologistes, dont 68 % accueilleraient favorablement le départ de Montebourg. Au Fn, 64% seraient contre cette éviction.

 
17h39
17h37: Pour Le Foll, les conseils généraux ne disparaîtront pas dans les campagnes
Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll «ne croit pas» que les conseils généraux seront supprimés dans les zones rurales, alors que le gouvernement a envisagé leur disparition à l'horizon 2020. Interrogé sur RMC et BFMTV, il a rappelé que Manuel Valls avait déclaré au Sénat «qu'il pouvait y avoir, dans la réforme territoriale, de la différenciation» selon qu'il s'agit de départements urbains ou ruraux.
 
16h24
16h30: La biographie de Macron en infographie...


 
16h21
16h19: Montebourg, Filippetti et Hamon ont déjeuné ensemble
Les trois ministres partis, en désaccord avec la politique du gouvernement, se sont retrouvés ce midi pour déjeuner ensemble, apprend-on de sources de presse.
 
15h20
15h19: Pour suivre l'intervention de Manuel Valls à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, c'est ici...
 
15h03
14h54: Quand le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports chantait Mozart
Comme lors de chaque remaniement, des perles émergent sur le web. Le site de Nord Eclair publie donc une vidéo de Patrick Kanner, nommé au poste de ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, en train de chanter Don Giovanni de Mozart, en 2012 lors des voeux à la presse lorsqu'il était président du Conseil général du Nord.
 
Patrick Kanner chante Don Giovanni par nordeclair;
 
14h48
14h37: La première interview d'Emmanuel Macron publiée dans Le Point de demain.
Le nouveau ministre de l'Economie n'a pas perdu de temps. La veille de sa nomination, il a accordé une interview au Point qui publie l'entretien dans l'édition de demain, jeudi.

 
13h50: 63% des Français souhaitent une dissolution de l'Assemblée nationale
 

13h44
13h41: François Fillon appelle à «un retour au peuple». Pour tout savoir de la rentrée politique de l'ancien Premier ministre, c'est par ici.
13h23
13h21: Macron, «un banquier, jeune loup de la finance», pour le Front de Gauche

Les parlementaires du Front de Gauche estiment dans un communiqué que «la composition du gouvernement Valls II illustre la difficulté du président de la République et de son Premier ministre à rassembler à gauche, y compris au sein même de la famille socialiste. (...) Ce remaniement, dont la seule nouveauté est la nomination d'un banquier, jeune loup de la finance en remplacement d'Arnaud Montebourg, ressemble à un petit arrangement entre amis. Ce remaniement confirme l'absence de changement de cap et la poursuite d'une politique mortifère qui tourne le dos aux aspirations et aux attentes populaires mais qui satisfait pleinement le Medef et le monde de la finance.»
 
13h13

13h08: La France doit «accélérer les réformes structurelles», estime la Commission Européenne

 

La France doit «accélérer les réformes structurelles pour relancer la croissance, augmenter la compétitivité, relancer l'emploi de façon forte et durable » et il n'y a «pas de temps à perdre», a affirmé mercredi la Commission européenne, après la nomination d'un nouveau gouvernement Valls purgé de l'aile gauche du PS.

Il est «important que le Premier ministre ait confirmé l'engagement du gouvernement de maintenir le cap des réformes, essentielles pour que la France relance la croissance, l'emploi de façon durable», a déclaré Simon O'Connor, porte-parole du commissaire européen chargé des Affaires économiques, Jyrki Katainen.
 

12h35
12h33: Le porte-parole du gouvernement prend la parole
Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement débriefe le conseil des ministres... Le président a demandé à ses ministres de «préparer la France au-delà du quinquennat», «réussir la transition énergétique», «développer le numérique», «promouvoir la culture», «mettre l'accent sur l'éducation, la formation», dit le ministre de l'Agriculture.
 
12h28
12h25: Manuel Valls tweete
En sommeil depuis l'élection de François Hollande le 6 mai 2012, le compte twitter de Manuel Valls vient d'être réactivé. Le Premier ministre livre ainsi son premier tweet depuis :
Il en a aussi profité pour supprimer ses 1.500 tweets précédents...
 
12h17
12h17: Et les réactions s’enchaînent à la sortie du conseil des ministres…
Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique: «Il y a une impression de travail. Je connais bien Emmanuelle Macron. C’est quelqu’un qui a compris l’importance de l’innovation et des nouvelles technologies.»
Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et Fonction publique: «J’appartiens à un exécutif. L’exécutif exécute. Quand on est dans un exécutif, on respecte la loyauté.»
 
12h12
12h10: A relire, le portrait d'Emmanuel Macron...
Le quotidien Libération faisait en 2012, lors de son arrivée à l'Elysée, le portrait d'Emmanuel Macron. Un de ses amis confiait au journal: «Je suis sûr qu'au fond de lui, il rêve de devenir président de la République».

 
12h05
12h04: Le conseil des ministres s'achève...
Le président de la République a demandé à ses ministres «du sérieux, de la solidarité et de la proximité avec les Français», selon François Rebsamen, le ministre du Travail à la sortie du conseil des ministres.
 
12h03
12h: Les réactions à la nomination d'Emmanuel Macron
NVB, Laurent Fabius, Christian Paul... Les réactions en vidéo sont ci-dessous:

 
11h35
11h32: Il n'y aura pas de photo aujourd'hui du nouveau gouvernement
En effet, il manque une secrétaire d'Etat au Conseil des ministres, excusée après le décès de son mari, mardi.
11h28
11h28: Fillon tacle au passage Sarkozy et Copé...
«Qu-est-ce que c'est d'être de droite si ce n'est pas être droit?», questionne-t-il.
 
11h19
11h18: «Les Français ne comprennent rien aux zigzags économiques du gouvernement», déclare l'ancien Premier ministre.
«Notre économie a besoin de liberté. Pas de socialisme.»
 
11h11
11h11: François Fillon fait son discours de rentrée à Rouez-en-Champagne (Sarthe)
«2017 ne doit pas se nouer sur un duel de personnes», introduit François Fillon (UMP). «Le parti socialiste a bricolé son programme sur un coin de table. [...] Nous devons travailler sur le fond. [...]». «François Hollande a fait campagne pour plaire. Pas pour agir», continue-t-il.
 
11h03
11h03: Hollande exhorte les ministres à «préparer l’avenir au-delà de (leurs) mandats»

François Hollande a exhorté les membres du gouvernement Valls II à «préparer l’avenir au-delà de (leurs) mandats» et à ne pas «jouer individuel», ouvrant le premier Conseil des ministres de ce gouvernement à l’Elysée, a rapporté l’entourage du chef de l’Etat.

«Cela passe par le soutien à l’économie, l’innovation, l’industrie, les nouvelles technologies, les grandes infrastructures, la transition énergétique, la culture qui est un grand atout et la jeunesse qui doit être au cœur de toutes nos actions», a-t-il détaillé.

 

10h59
10h53: L'UMP presse NVB à «lever des ambiguités» sur la théorie du genre
L'UMP a jugé que Najat Vallaud-Belkacem devait «lever certaines ambiguïtés» notamment sur «la théorie du genre», le député Eric Ciotti qualifiant même sa nomination de «provocation». Sur France 2, Luc Chatel, ex-ministre de l'Education et secrétaire général intérimaire de l'UMP, a «souhaité bonne chance» à celle qui est «la première femme ministre de l'Education et c'est un beau symbole». Mais pour le député, «elle doit lever certaines ambiguïtés immédiatement, c'est un ministère qui a besoin de calme, d'apaisement et de clarté». Il a cité «la question de la théorie du genre, qu'elle a voulu promouvoir, notamment via les ABCD de l'égalité».


 
10h38
10h37: Fabius justifie le remaniement
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a justifié le remaniement au nom de la «cohérence» de la politique économique menée, qu'il a vigoureusement défendue, écartant notamment hausse de salaires ou de prestations sociales au nom de la lutte contre les déficits. «Nous avons choisi, sur le plan économique interne, de faire des réformes de structures. Nous allons bouger sur le logement, car le logement aujourd'hui est bloqué, nous allons bouger en matière de transition énergétique, de simplification et d'allègement de l'Etat. Et puis nous demandons à l'Europe, qui en a un peu sous le pied, de relancer l'investissement et la demande extérieure», a déclaré Laurent Fabius sur Europe 1.

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10h14
10h12: Valls au sérum de vérité…
Toujours aussi efficace, la vidéo de nos confrères de l’Express qui passe le Premier ministre au sérum de vérité…

 
10h11
10h08: Hollande va fixer le «cap» et la «méthode» du nouveau gouvernement
«Le Président de la République prendra la parole en ouverture du Conseil», devant le gouvernement réuni au complet, 33 ministres et secrétaires d'Etat en plus du chef du gouvernement, a annoncé l'Elysée. Il rappellera qu'un gouvernement, «c'est un cap, une ligne, une méthode», selon son entourage. «Le cap, c'est le redressement du pays pour que les Français vivent mieux dans une société plus juste et avec une économie plus forte. La ligne, c'est celle du Pacte de responsabilité et de solidarité. La méthode, c'est celle de la cohérence, de la solidarité et de l'efficacité pour répondre sans perdre de temps aux difficultés actuelles des Français, l'emploi notamment, et préparer l'avenir, en particulier de la jeunesse», a-t-on détaillé de même source.
 
10h06
10h: Pour Christian Paul, «le gouvernement aurait pu éviter ce psychodrame»
Le député PS, frondeur, Christian Paul, a estimé sur RTL que «le gouvernement aurait pu éviter ce psychodrame». Il a d'ailleurs indiqué qu'il ne votera pas la confiance au gouvernement à l'Assemblée nationale.


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09h58
9h55: Les ministres se rendent à l’Elysée
La nouvelle équipe doit se retrouver à l’Elysée pour le premier conseil des ministres. Christiane Taubira vient d’arriver à bicyclette. Les ministres arrivent au compte-gouttes.
 
09h46
9h39: Une passation de pouvoir au ministre de l’Education qui laisse place à l’émotion
Benoît Hamon a d’abord souligné «le plaisir» qu’il avait à voir Najat Vallaud-Belkacem lui succéder. Avant de poursuivre par un discours plus technocrate: «Nous avons obtenu un beau budget pour trois ans (…) Il y a les moyens de mener les réformes».

Najat Vallaud-Belkacem a quant à elle, préféré le registre d’émotion pour son premier discours en tant que ministre de l’Education: «A cet instant précis, je pense aux enseignants qui m’ont aidée à grandir (…) Je pense à tous ceux qui déploient des trésors d’intelligence pour accompagner des petits enfants vers l’âge adulte (…) L’école française gratuite, laïque et obligatoire, c’est notre bien le plus précieux», a-t-elle conclu.

 
09h39
9h38: Manuel Valls est arrivé à l'Elysée pour le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement
 
09h07
9h06: La passation de pouvoir entre Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron commence
Après avoir salué les fonctionnaires de Bercy et ses collaborateurs, Arnaud Montebourg a fait le bilan de son action. Il s’est ensuite adressé à son successeur en le tutoyant. «Je connais ton talent, ta force, ton énergie (…). Je sais l’amitié qui nous unit (…). Je voudrais te dire à quel point je suis content que cela soit toi qui me succèdes (…) L’esprit du» made in France «, je sais qu’il continuera à souffler sur Bercy». Arnaud Montebourg s’est ensuite autorisé quelques tirades sentimentales: «Je sais qu’il faut quitter la scène lorsqu’on ne sait plus jouer la comédie (…) Bonne chance Manu». S’en est suivie une accolade chaleureuse entre les deux hommes sous un tonnerre d’applaudissements.

Emmanuel Macron a ensuite rendu hommage à son prédécesseur. «Nous sommes deux hommes de conviction», a-t-il affirmé, ne cachant pas avoir eu des désaccords avec Arnaud Montebourg. Un discours très volontariste. «Je connais Bercy», a-t-il insisté, parlant de son intention de mener un travail d’équipe avec les autres ministres. Emmanuel Macron a promi de parler d’une «voix unique» avec Michel Sapin à Bercy; «Je n’aurais qu’une boussole, c’est le redressement économique», a-t-il déclaré. «Et maintenant, au travail!», a-t-il conclu.
09h05
9h: «La polémique inutile et les débats stériles n’auront pas de place dans mon ministère», affirme Najat Vallaud-Belkacem
Invitée de France Info, la remplaçante de benoît Hamon a tenu un discours ferme. «La polémique inutile et les débats stériles n’auront pas de place dans mon ministère». «Je ne tolérerai pas les instrumentalisations insupportables de l’école». Elle a aussi affirmé qu’elle poursuivrait l’action de ses prédécesseurs: «Ce qui a été engagé est fondamental. Dans ce contexte économique, l’Education Nationale est préservée. 60. 000 postes d’enseignants seront créés sur 5 ans».

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08h58
8h56: Une hausse de la TVA n’est «pas d’actualité» selon Sapin

Le ministre français des Finances Michel Sapin a affirmé à son tour qu’une hausse de la TVA n’était «pas d’actualité», après qu’une information de presse évoquant un tel projet eût déjà démentie par Matignon.

«Non seulement, ce n’est pas d’actualité, mais ça n’a même pas été abordé à la fameuse la réunion» du 19 août entre le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls, a déclaré Michel Sapin au micro de la radio France Inter.


 

08h55
8h48: La presse dissèque la composition très «sociale-libérale» du nouveau gouvernement de Manuel Valls
Pour Le Monde, «Hollande impose son équipe à un Ps en miettes». De son côté Le Figaro titre «Remaniement: le dernier carré des Hollandais». «C’est le vrai tournant», juge Le Parisien/Aujourd’hui en France. «Avec le libéral Emmanuel Macron au ministère de l’Economie, le nouveau gouvernement de Manuel Valls prend clairement ses distances avec la gauche du PS». «La Macron économie» s’amuse 20 Minutes à propos de l’arrivée à Bercy de l'«ancien banquier chez Rothschild, ex-conseiller du président Hollande, Emmanuel Macron». «Libéral convaincu, il est l’exact opposé d’Arnaud Montebourg», explique le quotidien.

Libération a choisi de mettre à la sa Une «La jeune garde» qu’incarnent selon le quotidien Fleur Pellerin, Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuel Macron, «des quadras aux postes clés» qui reflètent «la ligne Hollande, vouée à la rigueur et au compromis avec les entreprises». Ce casting n’est pas du tout du goût de L’humanité, qui se déchaîne contre Les seize mercenaires de l’austérité représentant «la ligne austéritaire, ultra-minoritaire au PS» que fustige le quotidien communiste.


 
08h36
8h32: Pour Chatel (UMP) Vallaud-Belkacem doit «lever des ambiguïtés» sur la théorie du genre
Luc Chatel (UMP), ex-ministre de l’Education, a jugé mercredi que Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nommée mardi, devait «lever certaines ambiguïtés immédiatement, c’est un ministère qui a besoin de calme, d’apaisement et de clarté».
«Par exemple, sur la question de la théorie du genre qu’elle a voulu promouvoir, notamment via les ABCD de l’égalité», a poursuivi Luc Chatel. «Elle avait promu un certain nombre de documents pédagogiques que son prédécesseur s’est empressé d’annuler», a fait valoir l’ancien ministre comme on lui opposait que Mme Vallaud-Belkacem s’était défendue d’adhérer à une quelconque théorie de ce type.


 
08h31
8h29: Les Français dubitatifs sur les capacités du nouveau gouvernement en matière économique
Plus de 8 Français sur 10 considèrent que la politique économique que conduira le nouveau gouvernement ne sera ni claire, ni efficace, ni juste, selon un sondage de l’institut 0doxa paru ce mercredi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.
A la question «pensez-vous que la politique économique conduite par le nouveau gouvernement sera juste?», 77 % des sondés répondent par la négative. 80 % d’entre eux ne pensent pas qu’elle sera «claire» et 82 % ne pensent pas qu’elle sera «efficace».
63 % de l’échantillon se déclarent favorable à la dissolution de l’Assemblée nationale (36 % sont opposés à cette éventualité). Dans l’hypothèse où François Hollande aurait recours à cette mesure, 52 % des personnes interrogées pensent que «la situation pourrait s’améliorer», contre 48 % de l’avis contraire.


 
08h26
8h23: Mailly (FO) se dit inquiet de «la ligne économique, qui va s’accélérer»

Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, s’est dit inquietsur France inter mercredi de la «ligne économique» du gouvernement qui «va s’accélérer», après la nomination d’Emmanuel Macron à Bercy. «Il est clair que la politique suivie depuis deux ans est une politique d’austérité, or il semble qu’elle va être renforcée, ça transparaît à travers la composition du gouvernement», a-t-il dit.

Interrogé sur la nomination d’Emmanuel Macron à Bercy, Jean-Claude Mailly a jugé que ce n’était sans doute «pas une bonne idée» pour l’économie française. «Il est l’un des pères du pacte de responsabilité que nous condamnons depuis qu’il existe», a-t-il rappelé, relevant qu’Emmanuel Macron, nommé également ministre de l’Industrie, disait préférer en 2010 «la finance à l’industrie».

 


 
08h22
8h19: Nomination de Macron: Gattaz veut «voir les faits et les mesures»
Le président du Medef, Pierre Gattaz, a dit sur RTL attendre de «voir les faits et les mesures» avant de se féliciter ou non de la nomination de l’ancien conseiller économique de François Hollande au poste de ministre de l’Economie.
«Emmanuel Macron a trois atouts: il connaît l’entreprise, il connaît l’économie de marché et il connaît la mondialisation», a ajouté Pierre Gattaz. «Je veux voir les faits et les mesures parce qu’on a trop souvent eu tendance dans notre pays à entendre des discours politiques merveilleux et que derrière, c’était n’importe quoi au niveau des actes».


 
8h10

Le gouvernement Valls II se réunit ce mercredi pour son premier Conseil des ministres, purgé de l'aile gauche du PS pour assumer la « ligne » social-libérale voulue par un exécutif en panne de résultats, notamment sur le front du chômage, avec de nouveaux mauvais chiffres attendus en fin de journée.

Cette ligne économique, la seule possible aux yeux du Premier ministre Manuel Valls, le duo exécutif a choisi de l'afficher clairement par le remplacement du contestataire Arnaud Montebourg par Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires chez Rothschild et jusqu'en juin proche conseiller de François Hollande. Cette nomination a d'ailleurs aussitôt fait hurler l'aile gauche socialiste, qui a dénoncé pêle-mêle une « provocation dérisoire » ou l'arrivée d'« un financier à l'industrie » selon respectivement les députés frondeurs Laurent Baumel et Jean-Marc Germain.

Les ministres seront au total 33 -deux de plus que la précédente équipe- dont six nouveaux membres (deux ministres et quatre secrétaires d'Etat), à se réunir à 10h à l'Elysée pour le Conseil hebdomadaire, après les traditionnelles passations de pouvoir.

Deux femmes signent les plus belles promotions, avec Najat Vallaud-Belkacem, 36 ans, qui devient « la » première ministre de l'Education nationale et Fleur Pellerin, son aînée de quatre ans, nommée ministre de la Culture.