Remaniement: Ségolène Royal reste au ministère de l’Ecologie

GOUVERNEMENT L’ex-candidate à la présidentielle conserve le portefeuille que lui avait confié Manuel Valls en avril...

N.Beu.

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La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, le 18 juin 2014 à l'Assemblée nationale à Paris
La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, le 18 juin 2014 à l'Assemblée nationale à Paris — Eric Feferberg AFP

Ségolène Royal fera bien sa rentrée des classes au ministère de l’Ecologie. Annoncée à l’Education et à la Culture, l’ancienne candidate à la présidentielle a finalement bien été confirmée dans ses fonctions ce mardi par le Premier ministre, Manuel Valls.

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L’ex-compagne du président de la République avait été nommée ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie en avril, au sein du gouvernement Valls I. Une nomination au goût de retour en grâce pour celle qui, malgré une très longue expérience (députée, ministre de l’Environnement, entre 1992 et 1993, puis déléguée à l’Enseignement scolaire entre 1997 et 2000, et à la Famille de 2000 à 2002, présidente de la Région Poitou-Charentes), avait fini par être isolée au sein du Parti socialiste.

Couacs en stocks

Appréciée des écologistes, qui louent ses convictions et son autorité, Ségolène Royal s’est efforcée depuis sa nomination à redonner du poids à un ministère affaibli autant par la succession infernale de ses locataires -elle est la quatrième ministre de l’Ecologie depuis mai 2012- que par leur manque d’influence politique. Sans pour autant renoncer à sa liberté de ton, quitte à se mettre en position de porte-à-faux par rapport à ses collègues.

En quatre mois, les couacs n’ont ainsi pas manqué. Son veto au projet d’autoroute dans le marais poitevin? Valls le contourne, en décidant de mener à son terme la procédure de consultation. Son annonce sur la stabilité des prix de l’électricité? Valls la dédit le lendemain en annonçant une hausse. Dans Paris-Match, elle prend aussi pour cibles ses collègues du gouvernement lors d’un entretien dans lequel elle dénonce les «boules puantes», la «condescendance» et le «mépris» de certains d’entre eux. Résultat: elle est recadrée lors du point de presse du porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

En dépit de ces accrochages, Ségolène Royal reste toutefois une personnalité incontournable de la famille socialiste dont l’exécutif aurait pu difficilement se passer. Au ministère de l’Ecologie, qu’elle souhaitait officiellement conserver, elle aura notamment la charge de porter le projet de la transition énergétique, qui doit être discuté à l’Assemblée en octobre.