GOUVERNEMENT

Démission du gouvernement: Montebourg n'a pas eu de contact avec le président... Hamon ne «participera» pas au gouvernement..

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont déclenché une crise en s'attaquant à la politique menée par le gouvernement auquel ils appartiennent...

Il a critiqué la ligne du gouvernement, il va payer... Arnaud Montebourg devrait sortir du gouvernement, avec Benoît Hamon, puisque Manuel Valls a présenté ce lundi matin à François Hollande la démission de son gouvernement.

21h03

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21h03

L'essentiel de la journée


-Arnaud Montebourg ne participera pas au gouvernement Valls. L'ancien ministre de l'économie entend «reprendre sa liberté». «Nous sommes en train de couler l'économie [...] par des politiques d'austérité. [...] Le désaccord est constitué, nous nous sommes séparés à l'amiable.»

-Benoît Hamon quitte également le navire. «J'ai décidé de partir, je m'en suis livré très librement au président et au Premier ministre. Il aurait été incohérent, alors que j'ai exprimé un désaccord, et que je reste au gouvernement», a indiqué l'ancien ministre de l'Education nationale, précisant qu'il restait dans la majorité.

-Aurélie Fillipetti: Dans sa lettre à François Hollande et Manuel Valls publiée par Le Monde, l'ex-ministre de la Culture explique que «le débat qui a été ouvert sur la politique économique est salutaire et nécessaire». «Il y a un devoir de solidarité mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis à vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes», dit encore la ministre qui ajoute qu'elle «choisit pour [s]a part la loyauté à [s]es idéaux».
 
20h51

20h50: «Pas de politique d'austérité en France», pour François Rebsamen


«La politique qui est menée dans ce pays n'est pas une politique d'austérité», a déclaré le ministre du Travail sur Europe 1. «Il faut aller voir ce qui se passe dans les pays où il y a une austérité : diminution des salaires de 10%, suppression dans le temps de la durée des indemnisations chômage, par exemple, diminution du nombre de fonctionnaires et baisse des salaires des fonctionnaires», a-t-il ajouté. «Or en France aujourd'hui, le salaire de base il augmente, le pouvoir d'achat il augmente. Ce sont des chiffres fournis par les organisations syndicales», a affirmé le ministre.
 

«Ce que je ne comprends pas, c'est ce qu'il demande (Arnaud Montebourg). C'est exactement ce que fait ce gouvernement. Sauf que je ne pense pas que ce soit une politique d'austérité. Je pense qu'on ne peux pas laisser dire des contre-vérités, c'est une contre-vérité», a affirmé François Rebsamen.

20h47

20h45: «Pas loin d’une crise de régime», estime François Bayrou

«C’est une crise politique qui n’est pas loin de la crise de régime», a déclaré le maire de Pau au quotidien Sud Ouest. «Ce qui est en cause, c’est l’explosion de la gauche avec deux camps désormais en affrontement ouvert», poursuit-il.

Pour le président du MoDem, «cela veut dire une chose: le pays est ingouvernable, le gouvernement n’ayant pas de soutien dans l’opinion et n’ayant pas de majorité solide». «Et comme l’opposition elle-même est en pleine explosion, nous avons sous les yeux le résultat d’un pays qui a accepté d’avoir des institutions inadaptées et qui n’a pas pris les décisions courageuses qui s’imposaient depuis plus de 10 ans», ajoute-t-il.

François Bayrou indique également ne pas avoir été contacté par le Premier ministre, Manuel Valls, dans le cadre de ses consultations pour la constitution d’une nouvelle équipe gouvernementale.

20h19

20h19: Pour Arnaud Montebourg, qui explique les raisons de son départ du gouvernement de Manuel Valls sur TF1 alors que Benoît Hamon, le ministre de l'Education qui l'a soutenu s'exprime sur France 2: «D'abord les Français, ils s'adressent aux services qui sont juste à côté d'eux [...]. Nous avons des faillites dans des entreprises qui fabriquent juste à côté de ménages, qui n'ont plus les moyens d'acheter.» C'est pour cette raison qu'il est urgent, selon l'ex-ministre de l'Economie, de relancer la consommation des ménages. Seul moyen pour le gouvernement de maîtriser les déficits.

20h15

20h15: «Nous avons besoin d'être sérieux sur la baisse de nos déficits. [...] Mais il faut prévilégier d'abord la croissance, puis la maîtrise des déficits», affirme Arnaud Montebourg sur TF1, qui cite en exemple le gouvernement de Matteo Renzi, le président du Conseil des ministres depuis le 22 février 2014, qui a décidé d'aller à l'encontre des politique d'austérité qui prévalaient jusque-là en Italie.

20h10

20h10: «Il y a un désaccord qui est important. Ce désaccord, il est exprimé dans tous les gouvernements d'Europe. [...] Il y a aujourd'hui un consensus pour arrêter les dégâts de ces politiques d'austérité», explique Arnaud Montebourg au sujet de son départ du gouvernement de Manuel Valls qui se décrit comme «épris de responsabilités», notamment face aux Français.

20h08

20h08: «Je n'ai pas eu de contact avec le président de la République aujourd'hui.»

20h07

20h07: «Nous sommes en train de couler l'économie [...] par des politiques d'austérité. [...] Le désaccord est constitué, nous nous sommes séparés à l'amiable.», affirme celui qui était décrit comme un proche du Premier ministre Manuel Valls.

20h06

20h06: «Je soutiens évidemment un gouvernement avec lequel j'ai exprimé des désaccords», commence Arnaud Montebourg qui est venu expliquer les raisons de son départ au Journal télévisé de TF1 ce lundi soir