«J'ai proposé une inflexion majeure de notre politique économique», indique Arnaud Montebourg

POLITIQUE Invité vedette, Benoît Hamon a affirmé de son côté «soutenir le principe des trois tiers tel qu'il a été proposé par Arnaud Montebourg»...

R.L. avec AFP

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Benoît Hamon est l'invité de la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Sâone et Loire), qui a lieu dans le fief électoral du ministre de l'Economie.
Benoît Hamon est l'invité de la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Sâone et Loire), qui a lieu dans le fief électoral du ministre de l'Economie. — SIPA PRESS

Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie a assumé dimanche avoir demandé à François Hollande une «inflexion majeure de notre politique économique», tandis que Benoît Hamon a dit adhérer à sa «règle des trois tiers» en faveur de davantage de pouvoir d’achat pour les familles.

«J’ai proposé comme ministre de l’Economie, au président de la République, au Premier ministre, dans la collégialité gouvernementale, et sollicité une inflexion majeure de notre politique économique», a déclaré Arnaud Montebourg, lors de son discours prononcé à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse.

«L’économie n’est pas une science en chambre»

«Le rôle du ministre de l’Economie, ou de tout homme d’Etat (…) est d’affronter la vérité, même cruelle, et de proposer des solutions alternatives", a-t-il ajouté, sous les applaudissements de plusieurs centaines de militants, après avoir fait le constat que «l’échec économique est partout dans la zone euro» et donc «en France».

Il a rappelé sa proposition d’une «règle des trois tiers» dans la répartition des économies réalisées, avoir un tiers en faveur des ménages, soit «des baisses d’impôts équivalentes à 16 milliards d’euros sur plusieurs années», d’ici à 2017.

«L’économie n’est pas une science en chambre (…), c’est plutôt un sport de combat», a-t-il plaisanté, sans jamais citer nommément dans son discours Manuel Valls ou François Hollande.

Benoît Hamon suggère des baisses d’impôts

De son côté, le ministre de l’Education nationale Benoît Hamon, invité vedette d’Arnaud Montebourg à sa Fête de la Rose, a affirmé «soutenir le principe des trois tiers tel qu’il a été proposé par Arnaud Montebourg».

Pour les familles, il a suggéré «des baisses d’impôts pour les plus modestes» de la redistribution pour «les étudiants boursiers», ou lorsque la situation économique le permettra, «cela peut être aussi la suppression du gel du point d’indice des fonctionnaires».

Fustigeant une France championne dans le versement de dividendes, il a plaidé pour «compléter les choix politiques faits jusqu’ici par des choix économiques pour soutenir le pouvoir d’achat des familles». Selon lui ce n’est pas un «désaveu des socialistes» mais un «désaveu» de «ceux qui depuis dix ans conduisent des politiques d’austérité», comme Angela Merkel.

Quant à «la loyauté gouvernementale», il a affirmé qu’elle était «un principe d’action» mais pas «une chaîne ni une muselière».