VIDEO. Critique du gouvernement: Les écologistes persistent et signent

POLITIQUE Les journées d'été d'EELV s'achèvent...

20 Minutes avec AFP
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A Bordeaux, le 21 aout 2014, le parti Europe Ecologie les Verts ( EELV) ouvre son universite d'ete.
A Bordeaux, le 21 aout 2014, le parti Europe Ecologie les Verts ( EELV) ouvre son universite d'ete. — E.Provenzano/20 Minutes

Les écologistes terminent samedi leur université d'été à Bordeaux comme ils l'avaient commencée. En critiquant sévèrement la politique gouvernementale, ravis d'entendre que le ministre Arnaud Montebourg réclame une inflexion de la politique économique du pays.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a entamé jeudi ces rencontres à Bordeaux avec le livre choc de Cécile Duflot «De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion» dans lequel elle critique vertement François Hollande. Deux jours plus tard, la plénière du matin bouclait la boucle, intitulée «les promesses du Bourget ont-elles été tenues?» avec comme participante, entre autres, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann de l'aile gauche du PS.

L'interview du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg au journal Le Monde, dans laquelle il demande une inflexion de la politique économique du pays, est venue accompagner les dernières heures de discussion dans les allées de l'université.

«Desserrer l'étau de l'austérité»

Cette sortie «confirme que le débat est toujours ouvert au sein du gouvernement et je m'en félicite», s'est réjouie Marie-Noëlle Lienemann, pour qui Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV est «celle avec qui (elle) se sent la plus proche chez les Verts». «Elle cherche à rassembler, c'est ça qui est important», selon la sénatrice socialiste.

Emanuelle Cosse, justement, se dit «ravie» que le ministre de l'Economie «trouve un chemin commun avec les écologistes». Même si elle attend de voir s'il ne s'agit pas «d'une posture».

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«La ligne que nous portons depuis le début, celle de la contestation de la politique économique, est aujourd'hui renforcée par les frondeurs, par Arnaud Montebourg (...). Il faut desserrer l'étau de l'austérité, de la rigueur», s'est félicité le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé.

Lui qui était favorable à une participation des écologistes au gouvernement Valls, contrairement à sa collègue l'ancienne ministre Cécile Duflot, n'a pu s'empêcher d'ajouter que la déclaration du ministre de l'Economie «démontrait qu'on pouvait être dans les responsabilités et utile à son camp par un devoir de sincérité».

Changer de cap

Car s'ils sont divisés sur la question de la non-participation au gouvernement Valls, les écologistes sont unanimes sur la nécessité pour le gouvernement de «changer de cap». «La situation a-t-elle tellement changé depuis que nous avons conclu un contrat de majorité et de gouvernement en 2012? Les obstacles, nous les connaissions. Ils sont toujours là. La politique économique mise en oeuvre ne correspond pas à celle qui avait été annoncée pendant la campagne, c'est une évidence», écrit la coprésidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale, Barbara Pompili, dans un texte interne.

«La gauche gouverne et ne fonctionne pas bien», déplore également Emmanuelle Cosse. Entre 2.000 et 2.500 personnes ont participé à ces journées d'été, selon les organisateurs.