Pour Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy va se présenter à la tête de l'UMP

POLITIQUE Pas sûr qu'il imagine ça comme une bonne nouvelle...  

M.P. avec AFP

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Xavier Bertrand, député-maire UMP de Saint-Quentin, le 10 avril 2014 à Paris.
Xavier Bertrand, député-maire UMP de Saint-Quentin, le 10 avril 2014 à Paris. — Bernard Bisson/JDD/SIPA

Pour lui, c'est fait: Nicolas Sarkoz va revenir en politique en briguant la tête de l'UMP. Le député Xavier Bertrand l'a affirmé dans un entretien à Corse-Matin ce dimanche. «Je suis persuadé qu'il a déjà pris la décision de briguer la présidence de l'UMP. Ce faux suspense va bientôt prendre fin», a lâché celui qui a été secrétaire général de l'UMP entre 2008 et 2010.

Comme on lui fait observer qu'un an avant, il était persuadé du contraire, Xavier Bertrand répond: « Je me fiais à ses dernières paroles. Il a le droit de changer d'avis». «A lui de dire pour quelles raisons il souhaite revenir à la tête de l'UMP. Il existe aussi d'autres candidats sérieux. François Baroin ferait, par exemple, un très bon président de l'UMP». Xavier Bertrand a déjà dit que la présidence de l'UMP ne l'inéressait pas mais qu'il se préparait pour la primaire à la présidentielle.

Pas de «rupture» avec Sarkozy

Mais Xavier Bertrand ne pense pas que le député-maire de Troyes, en lice pour la tête de l'Association des Maires de France, «serait candidat contre Nicolas Sarkozy».

L'ancien ministre du Travail assure que ce dernier se pliera aux primaires présidentielles pour 2017: «Il acceptera une règle voulue et votée par les adhérents de l'UMP à l'occasion de la réforme des statuts. Et puis, franchement, qui peut avoir peur du vote populaire?»

Y a-t-il rupture entre le député de l'Aisne et l'ancien chef de l'Etat? «Quelle rupture?», demande Xavier Bertrand. «Je n'ai aucun adversaire au sein de ma famille politique. Le seul à qui je m'oppose, c'est François Hollande. Mais chacun doit accepter la différence, la différence des choix, la différence des idées. Et cette différence, je l'exprime avec une grande liberté de parole que ne me reprochera certainement pas l'auteur du livre intitulé Libre», une allusion au livre publié en 2001 en par Nicolas Sarkozy.