ELLV est «en phase post-adolescence», selon Yves Cochet

POLITIQUE Et aucune personnalité écologiste ne peut pour l'instant prétendre à gouverner la France...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien ministre de l'Environnement Yves  Cochet, soutien de Nicolas Hulot, lors d'une réunion à Matignon, le 22 juillet 2011 à Paris.
L'ancien ministre de l'Environnement Yves Cochet, soutien de Nicolas Hulot, lors d'une réunion à Matignon, le 22 juillet 2011 à Paris. — F. GUILLOT/AFP PHOTO

L'ancien député EELV Yves Cochet considère qu'il n'y a pas aujourd'hui, aux yeux des Français, d'écologiste citable pour devenir chef de l'Etat.

Dans une interview dimanche au JDD, avant les Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts, à Bordeaux, à partir de jeudi, l'ex-ministre tire un bilan de quarante années d'écologie politique française; le premier candidat de cette sensibilité, René Dumont, concourut en 1974.

«Nous en sommes encore à la phase post-adolescence», dit-il. «Depuis une quinzaine d'années, nous avons goûté aux institutions, certains se prennent à imiter les grands pour avoir des postes et de l'influence».

«L'écologie oui, les écologistes non»

Mais pour vesCochet, «nous n'avons pas encore connu l'épreuve du feu comme la droite ou les socialistes, c'est-à-dire des moments extrêmement dramatiques comme 1936, 1939-45 1968». «Ce sont ces moments-là qui font la maturité d'un parti», juge-t-il.

«Si l'on demandait à un Français s'il existe un homme ou une femme d'Etat écolo susceptible de présider la France, aucun ne serait cité», selon Yves Cochet. Pour lui, comme «pour les quinquagénaires et sexagénaires», la grande figure écologiste reste René Dumont.

« Il y a chez les citoyens un petit changement culturel. Ils se disent que l'écologie, c'est important. Mais il y a une immense contradiction dans leur tête. Ils se disent: l'écologie oui, les écologistes non». «On ne nous fait pas confiance pour gérer de grandes villes ou un gouvernement», constate-t-il.