Manuel Valls, pas étonné de la croissance atone en France, réclame des initiatives de l'UE

POLITIQUE A l'issue de sa réunion de travail avec François Hollande...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls, le 15 août, sur la base aérienne de Hyères, dans le Var.
Manuel Valls, le 15 août, sur la base aérienne de Hyères, dans le Var. — M. ZIZZO/SIPA

Le Premier ministre Manuel Valls a affirmé vendredi qu'il n'avait pas été étonné par la croissance nulle du second trimestre, plaidant pour des « nitiatives en faveur de l'investissement au niveau européen ».

Le chef du gouvernement était interrogé par BFMTV sur la base aéronautique navale d'Hyère-Le Palyvestre, en marge des cérémonies d'anniversaire des 70 ans du débarquement de Provence.

A-t-il été étonné par la croissance zéro du deuxième trimestre? «Non», a-t-il répondu, «puisque le 1er août, j'avais moi-même dit que nous allions avoir une rentrée difficile».

«Ne pas cacher la vérité»

«Moi, je veux dire la vérité aux Français. Il ne s'agit pas de leur cacher cette vérité: il y a aujourd'hui une croissance beaucoup trop faible en Europe. Et pour cela il faut des initiatives, les réformes bien sûr, nécessaires pour notre pays, mais aussi des initiatives en faveur de l'investissement au niveau européen. Nous aurons l'occasion d'en reparler», a-t-il dit, alors que le couple exécutif s'était vu ce vendredi midi pour préparer la rentrée à Brégançon.

Début août, le président François Hollande avait suggéré, via la presse, que l'Allemagne, vu «ses excédents commerciaux et sa situation financière», investisse «davantage» dans l'Union européenne. Le gouvernement d'Angela Merkel lui avait rapidement opposé une fin de non-recevoir.