Le Parti radical de gauche menace de sortir du gouvernement s'il n'est pas «entendu» sur la réforme territoriale

PARTIS Le point de rupture concerne le «maintien du conseil général dans les départements ruraux»...

20 Minutes avec AFP

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Découvrant que la société avait le marché du bulletin, M. Baylet "a dit alors +On arrête tout+. Mais il restait des numéros à sortir fin 2004 et 2005", a expliqué Me Dupeux, qui plaide "la continuité nécessaire du contrat" qui portait sur 12 magazines au total, au lieu de rouvrir un appel d'offres coûteux.
Découvrant que la société avait le marché du bulletin, M. Baylet "a dit alors +On arrête tout+. Mais il restait des numéros à sortir fin 2004 et 2005", a expliqué Me Dupeux, qui plaide "la continuité nécessaire du contrat" qui portait sur 12 magazines au total, au lieu de rouvrir un appel d'offres coûteux. — Mehdi Fedouach AFP

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a menacé mercredi que les trois ministres PRG quittent le gouvernement si son mouvement n'est pas «entendu» sur la réforme territoriale, concernant notamment le «maintien du conseil général dans les départements ruraux».

«Sur la réforme territoriale, nous sommes très déterminés. Si nous ne sommes pas entendus, si nous arrivons à un point de rupture, alors là, oui, nous prendrons nos responsabilités et nous partirons du gouvernement», déclare Jean-Michel Baylet dans une interview au Nouvel observateur, dont une partie est publiée sur le site nouvelobs.com.

Les conseils généraux «jouent un rôle important pour la cohésion sociale»

Le sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne «exige le maintien du conseil général dans les départements ruraux. C'est une condition sine qua non» et «une plus juste représentation de ces départements ruraux».

Le 3 juillet, le Premier ministre Manuel Valls a toutefois promis que «le gouvernement sera extrêmement attentif et très ouvert aux propositions que le Parlement sera amené à faire» sur «l'avenir des territoires ruraux».

Les conseils généraux «jouent un rôle important pour la cohésion sociale», avait-il ajouté.

Baylet critique d'autre part le fait que, au sein des futurs conseils régionaux résultant de l'agrandissement de la taille des régions, «avec le système qui a été retenu, les petits départements ne seront représentés que par un ou deux conseillers régionaux» si le projet de loi n'est pas modifié par le Parlement.

Il dénonce une réforme qui se «fait dans la précipitation et en dehors de toute concertation utile et réelle avec celles et ceux qui sont concernés, c'est-à-dire les élus locaux, les fonctionnaires territoriaux et les populations qui ont quand même leur mot à dire».