Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 30 avril 2014
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 30 avril 2014 — Pierre Andrieu AFP

REFORME TERRITORIALE

Valls: La nouvelle carte des régions «peut toujours bouger»

«Mais en fin d’année, nous aurons une carte définitive», prévient le Premier ministre…

Manuel Valls a déclaré jeudi que la nouvelle carte des régions votée à l’Assemblée pourrait encore évoluer lors de la poursuite de la discussion parlementaire à l’automne et demande aux socialistes de se comporter «en responsables», en réponse à Martine Aubry.

«Quand nous réorganisons les régions, tout le monde, il y a quelques semaines, disait que nous n’allions pas réussir cette réforme. En quelques semaines, nous passons de 22 régions à 12 - 13 avec la Corse -. Ça avait été annoncé, ça avait été proposé par des missions et des commissions mais ça n’avait jamais été fait», s’est félicité Manuel Valls jeudi sur RTL.

Le débat parlementaire se poursuit

La nouvelle carte «peut toujours bouger à partir du moment où le débat parlementaire va encore se poursuivre au mois d’octobre. Mais en fin d’année, nous aurons une carte définitive», a-t-il précisé.

Interrogé sur la sortie de Martine Aubry qui, opposée à la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie votée à l’Assemblée, a notamment déclaré qu’il n’était «pas trop tard pour réussir le quinquennat», Manuel Valls a répondu: «je n’ai pas, moi, le temps de me perdre en conjectures et en petites phrases».

«Je veux débloquer ce pays»

«Ce qui compte, c’est le mouvement que nous avons déclenché. Je veux débloquer ce pays. La France a beaucoup d’atouts dans le domaine économique, ses entreprises, des salariés formés, de grands services publics, et ce que je souhaite, c’est réformer en profondeur, remettre le pays en mouvement. Au fond, lui redonner confiance en lui-même. C’est le cap fixé par le président de la République».

«Ce que je demande aux socialistes, c’est de soutenir cette politique, c’est de ne pas perdre du temps dans des polémiques, c’est de garantir l’intérêt général. Ce que les Français attendent de nous», c’est «que nous nous comportions en responsables», a-t-il conclu.