Manifestation interdite à Sarcelles: Alain Juppé prend la défense de l'exécutif

POLÉMIQUE Malgré les violences qui ont eu lieu…

M.B. avec AFP

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Alain Juppé après sa réélection à la mairie de Bordeaux, le 28 mars 2014.
Alain Juppé après sa réélection à la mairie de Bordeaux, le 28 mars 2014. — SERGE POUZET/SIPA

«Evitons les fausses querelles». Alors que plusieurs personnalités à droite comme Bruno Le Maire ou à gauche, critiquent l’interdiction dimanche de la manifestation, assumée par l’exécutif, ayant débouché sur des violences à Sarcelles (Val d'Oise), Alain Juppé a apporté son soutien au gouvernement mardi.

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«Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a bien expliqué ses récentes décisions: la règle, en République, c’est la liberté de manifester pour ses idées; l’exception, c’est l’interdiction lorsqu’il y a des risques forts de trouble à l’ordre public, a déclaré le maire de Bordeaux sur son blog. Or à Sarcelles, il y avait de grands risques: des inscriptions sur les murs ou les vitrines appelaient à la violence et le cortège devait passer devant la synagogue».

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Le membre du trio assumant provisoirement la direction de l’UMP partage donc le même point de vue que ses homologues François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.

 

Et de conclure: «Il est facile de soutenir a posteriori que tout ce serait bien passé si la manifestation n’avait pas été interdite. Et si les casseurs s’étaient néanmoins déchaînés, que n’aurait-on pas dit?…., Evitons les fausses querelles et rassemblons-nous pour combattre le poison de l’antisémitisme».

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