Environ 800 Français présents en Syrie et en Irak

TERRORISME Selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le nombre de Français présents en Syrie et en Irak «ne cesse d’augmenter»...

M.P. avec AFP

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Bernard Cazeneuve en conférence de presse ce mardi à Marseille AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
Bernard Cazeneuve en conférence de presse ce mardi à Marseille AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT — AFP

En visite mardi à Marseille, le ministre de l’Intérieur a réagi à l’arrestation quelques heures plus tôt à Albi de deux hommes et d’une femme soupçonnés d’appartenir à une cellule jihadiste liée à la Syrie et à la mouvance islamiste toulousaine.

Lors d’un point presse organisé à l’Evêché, le commissariat central de Marseille, Bernard Cazeneuve s’est dit «déterminé à ce que nous puissions éviter les départs et à démanteler les filières terroristes».

Des femmes et des mineurs

Selon le ministre, le nombre de Français présents sur le territoire syrien et en Irak «ne cesse d’augmenter: +56% au cours des 6 derniers mois, ce qui représente environ 800 personnes». Il y en aurait 350 en Syrie, 150 «en transit» vers le Proche-Orient et 150 autres «sur le chemin du retour».

«Des femmes et des mineurs sont également engagés sur ces théâtres d’opération, a-t-il ajouté. Quand ces jeunes ont fréquenté des crimes atroces (…), leur psychologie est détruite. Et quand ils reviennent, ils représentent un danger pour eux-mêmes et pour la société.»

Bernard Cazeneuve a rappelé que le gouvernement allait bientôt présenter un projet de loi de lutte contre le terrorisme. Ce «plan (…) vise à empêcher les départs, démanteler les filières terroristes et accompagner les familles», a-t-il précisé. Il prévoit notamment une interdiction de sortie du territoire pour certains ressortissants français.

Des "actions violentes" en préparation

Le ministre a refusé de faire d’autres commentaires sur les arrestations de mardi matin, à Albi. «Il appartient à la justice, avec l’aide des services de la police, de poursuivre les enquêtes», a-t-il simplement déclaré.

Trois personnes ont été interpellées à 6 heures par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) assistée du Raid, l’unité d’élite de la police. Les policiers agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire ouverte en septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux des trois suspects étaient revenus depuis peu, en avril et en mai, d’un séjour de trois mois en Syrie. L’un d’eux pourrait être un recruteur de candidats au djihad en Syrie. D’après une source policière, leur cellule rayonnait sur Albi et Toulouse et était suspectée de préparer des «actions violentes».